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LA danse de salomé
Georges-Antoine Rochegrosse, Salomé dansant devant Hérode (1887)
Salomé, subtile comme un serpent qui rôde,
Danse lascivement devant son père Hérode
La contemplant, rêveur et charmé malgré lui,
Radieux soleil de chair qui se lève et reluit.
Frêle et plus puissante, pourtant, que la tempête,
Ce que Salomé veut, c’est une sainte tête
Qu’une jeune auréole appesantit soudain :
C’est celle d’un obscur prophète du Jourdain
Du nom de Jean Baptiste, ermite vivant seul
Et qui s’endort, la nuit, drapé de son linceul,
Buvant l’eau des sources, mangeant un peu d’herbe,
Tout habité par les mystères du Verbe
Et à qui l’on prête de ténébreux pouvoirs,
Pâle comme un mourant, maigre et qu’on peine à voir,
Homme qu’on a souvent pris pour du vent qui passe.
La danse continue, Salomé n’est point lasse.
Dans ses deux blanches mains elle porte des fleurs,
C’est une ivresse de parfums et de couleurs
Qui attendrit les cœurs impétueux des braves,
La musique jaillit des harpes des esclaves
Comme une source emplie d’un suave poison,
La cour est chancelante, elle perd la raison,
Le vertige monte, la bête parfumée,
Sur l’aile limpide de la sombre fumée
Des encens embrasés qui embrasent les cœurs,
Incommensurable, lumineux et vainqueur.
Par : Mohamed Yosri Ben Hemdène
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La Muse a commencé à soupirer le 08/04/2012. Poèmes publiés sur le Blog : 2209.
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mercredi 8 mars 2017
La danse de Salomé
dimanche 12 février 2017
Le pèlerinage de la Mort
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le pèlerinage de la mort
William Bouguereau, Égalité devant la mort (1848)
Quand la Mort aux ailes ténébreuses
Descend des cieux, armée de son linceul,
Cherchant les mortels condamnés et seuls
Dont elle sait les destinées nombreuses,
Que vous soyez grand, petit, riche ou pauvre,
Famélique ou repu, bossu ou beau,
Vous irez au même profond tombeau
Et la porte du Néant pour vous s’ouvre
Avec ses deux battants faits de ténèbres
En faisant un formidable bruit,
Car tous les mortels sont de pâles fruits
Qui tombent du même arbre funèbre !
Aussi aveugle que la Justice
Et le cœur insensible à la douleur,
La Mort au linceul mouillé de nos pleurs
Déploie ses ailes noires sur nos vices
Et les ploie sur les rois et les hères
Qu’elle habille pour le sombre trépas,
Pour les convier à l’horrible repas
De toute la vermine de la terre !
Pour elle, le monde est un rivage
Et la vie est un éphémère écueil
Sur lequel se brisent les flots en deuil
Et les vaisseaux avant le naufrage.
Par: Mohamed Yosri Ben Hemdène
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Publié par
Mohamed Yosri Ben Hemdène
à
21:02
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