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CONTE: ÉTIENNE L'HABILE (PARTIE iv)
IV. Ce que fit Étienne l’Habile pour gagner la main
de la princesse
« Roi, je vous apporte ces si
chères dispenses,
Dit Étienne, et j’attends votre
récompense :
Maintenant honorez votre auguste serment
Et donnez-moi votre fille aux grands
yeux charmants. »
« Tu ne l’auras jamais, Étienne l’Habile,
Et je te conseille de nous laisser
tranquilles
Ou il t’arrivera certainement malheur
Et je pourrais te pendre aussi haut qu’un
voleur.
Voici, toutefois, ce que je te propose :
Prends autant d’or que tu peux en
porter. La chose
Est à ton avantage, et c’est mieux que
de mourir,
Car je n’ai que de l’or ou la mort à t’offrir. »
Étienne l’Habile sourit : « Je
serais bête !
Que votre volonté, majesté, soit faite. »
Et il appelle sans tarder Samson le Fort
Et le charge vite de cent grands
quintaux d’or
Qui ne lui pèsent pas plus qu’un coussin
de plume.
Le roi voit l’or partir avec amertume
Et il s’écrie : « C’est quoi
ce diable de géant ?
Il pourrait porter mon château comme un
néant !
Rends-moi mon or, Étienne et aie la
princesse ! »
« Je vois que vous tenez enfin
votre promesse,
Dit Étienne en souriant, reprenez tout
votre or,
Car il m’importe peu, et mon plus grand
trésor
Est votre fille aux beaux yeux, qui sera
ma femme. »
Étienne l’Habile, la joie dans l’âme,
Epouse la princesse, et ses cinq
serviteurs
Sont bien récompensés, s’en revenant dès
l’aurore
En portant une autre sur leurs chevaux
encore,
Chacun appesanti par des écus brillants,
Fort heureux, et content d’avoir été
vaillant.
[FIN DU CONTE: ÉTIENNE L'HABILE]
Par : Mohamed Yosri Ben Hemdène
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La Muse a commencé à soupirer le 08/04/2012. Poèmes publiés sur le Blog : 2210.
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mardi 24 avril 2018
Conte: Étienne l'Habile (Partie IV)
lundi 23 avril 2018
Conte: Étienne l'Habile (Partie III)
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CONTE: ÉTIENNE L'HABILE (PARTIE IIi)
III. Le mensonge du roi, et comment Étienne l’Habile
réussit à obtenir les dispenses du pape
Les voyageurs arrivent au château.
Étienne
Ne sait de quelle peau, nouvelle ou
ancienne,
Est fait le coffre, et perd rapidement
espoir.
Jean Fine-Oreille lui dit, faisant son
devoir :
« J’entends le roi parler avec la
princesse,
Et lui dire : d’une punaise qu’on
engraisse
Nul ne saura que ton beau coffre est
recouvert,
Car ils penseront tous, ces voyageurs
divers,
A de nobles bêtes : lions, tigres,
panthères. »
Ils repartent tous cinq, dévoilé ce
mystère.
Étienne l’Habile dit au roi : « Majesté,
Je sais de quoi est fait le coffre
convoité
De la belle et de la subtile princesse :
De punaise engraissée. Tenez votre
promesse
Et daignez m’accorder, roi, sa si
blanche main. »
« Soit, lui répond le roi. Tu as
fait du chemin
Et il va falloir en faire encore, pour
elle.
Va à Rome d’abord, à Rome l’éternelle,
Pour des dispenses du pape. » Les
étrangers
Y vont, mais le roi fait mander un
messager
Et lui dit en secret : « Ce
mariage m’offense,
Dis au pape de ne pas donner les
dispenses. »
Jean Fine-Oreille a tout entendu,
cependant,
Et dit à Étienne l’Habile, bien ardent
A le servir, toute l’affaire. Très vite,
Jean écrit une lettre au pape, l’y invite
A donner ses dispenses, et à
Chien-Lévrier
La confie. Avant le messager ouvrier,
Pourtant, Chien-Lévrier arrive, et le
pape
Donne ses dispenses. Le Bon-Viseur
attrape
Le pigeon qu’il envoie après pour
annuler,
Et les cinq se hâtent donc au château d’aller.
[A SUIVRE]
Par : Mohamed Yosri Ben Hemdène
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dimanche 22 avril 2018
Conte: Étienne l'Habile (Partie II)
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CONTE: ÉTIENNE L'HABILE (PARTIE Ii)
II. Les compagnons de voyage qu’Étienne l’Habile
trouva en route
Seul avec ses chevaux, Étienne prit la
route.
Sept lieues passées, il voit un homme
qui écoute,
L’oreille contre terre, et lui lance :
« Bonjour !
Que fais-tu là, l’ami ? Viens
faire un petit tour. »
« Monsieur, on m’appelle Jean, Jean
Fine-Oreille,
Répond l’homme étrange, j’écoute et je
veille,
J’entends ce que l’on dit dans le monde
des morts. »
« Jean Fine-Oreille, viens avec
moi. Tes efforts
Seront récompensés en m’aidant dans ma
quête. »
Jean se met alors sur l’une des cinq
bêtes.
Après sept autres lieues, les deux voient,
bien caché
Derrière une haie, un homme, un
chasseur, couché,
Qui tire des coups de fusil d’une main
sûre.
« Que fais-tu là, l’ami ? ».
Et l’homme murmure :
« Je suis Pierre le Bon-Viseur, et
aux roitelets
Qui sont là-bas, sur la montagne – et ça
me plaît ! –
Je tire tout le jour. » « Tu aimes
l’aventure,
Pierre le Bon-Viseur. A d’autres
créatures
Tu pourras peut-être tirer ; viens
avec moi,
Une récompense t’attend. » Et tous
les trois
Se remettent en route. Ils voient, sept
lieues passées,
S’entravant avec des cordes entrelacées,
Un autre homme étrange. « L’ami,
que fais-tu là ? »
« Je suis Chien-Lévrier, monsieur.
Et jamais las,
Je m’entrave avec des cordes, sourire
aux lèvres,
Pour ne pas être plus rapide que les
lièvres
Que j’aime bien chasser. » « Viens
avec nous, l’ami.
Si tu m’aides dans ma quête alors c’est
promis :
Tu auras une bonne et belle récompense. »
Ils repartent. Sept lieues après, dans
leur errance,
Ils voient un homme qui tord un chêne
puissant.
« Que fais-tu, mon ami ? » « Ce
chêne de cent ans
Je le tords afin d’en faire un lien. On
m’appelle
Samson le Fort. » « Samson, si tu te mets en selle
Pour moi, je te promets d’être
récompensé. »
Et les cinq voyageurs repartent, peu
pressés.
[A SUIVRE]
Par : Mohamed Yosri Ben Hemdène
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vendredi 23 septembre 2016
Le Chien
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LE chien
Francisco de
Goya, Le Chien (1819-1823)
Seul dans l’immensité, un chien sombre
Contemple vaguement les sinistres murs,
Qui s’élèvent dans les vastes décombres,
Derniers vestiges du monde impur.
Plus rien ne vit désormais ; la bête
Semble attendre son maître, déjà mort,
En remuant tristement sa tête
Comme un marin inquiet et loin du port ;
Elle attend, dans ces ruines anciennes,
Eternellement Que quelqu’un revienne,
Mais même les spectres semblent défunts,
Et de temps en temps elle gémit, morne,
En contemplant la terre sans bornes
Et, au-dessus d’elle, le ciel sans fin.
Par: Mohamed Yosri Ben Hemdène
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