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Gesseddas, mage du temps Pareil à l'usurier comptant son or, Gesseddas comptait les heures fuyantes, Qui lui-même l'emplissaient d'épouvante Et d'un désir insurmontable et fort. Dans son antre noir toujours entouré De montres, d'horloges et de pendules, Il aimait les vastes crépuscules Et par la nuit il était attiré ; Il riait des projets, des vains desseins, Des ambitions et des aventures, Il riait de toutes les créatures, Des énigmes ainsi que des devins ! Il savait que le temps, ce grand vainqueur, Était une chose qui s'efface Et ne restait pas à la même place, Comme le parfum d'une grande fleur ; Il savait que tout ici-bas changeait, La forme d'une ville ou d'un visage, Et que l'être humain n'est jamais sage En bravant le temps, le plus grand danger. Par : Mohamed Yosri Ben Hemdène |
La Muse a commencé à soupirer le 08/04/2012. Poèmes publiés sur le Blog : 2209.
vendredi 1 septembre 2023
Gesseddas, Mage du Temps
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