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parfum d'un nuage
Dans le ciel d’hiver
immense et hagard
Un nuage passe
comme une femme
Et à la Nature
dit sa flamme
En pleurant à
chacun de ses regards.
Sur le monde ténébreux
qui frémit
Il fait tomber
ces formidables larmes,
Reluit parfois,
et parfois s’alarme,
Et tandis que la
pluie chante, gémit ;
Le parfum de l’hiver
sort des sillons
Comme d’une
peau, et emplit la terre
D’éblouissements
et de mystères,
Nouveau printemps
qui n’a pas de rayons,
L’eau purifie
les âmes des mortels
Et emporte, dans
son onde rapide,
Toutes les
choses sombres et livides
Qui semblent
obscurcir le vaste ciel,
Le nuage gémit
au firmament,
La pluie chante
aux toits et aux fenêtres
Et dans leurs
demeures cachent les êtres
Comme la nuit
cacherait des amants,
Le pauvre nuage,
ainsi qu’une fleur
Qui pousse dans
les vastes ténèbres,
S’en va,
inconsolable et funèbre,
Appesanti de
flots et de douleurs.
Par : Mohamed Yosri Ben Hemdène
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La Muse a commencé à soupirer le 08/04/2012. Poèmes publiés sur le Blog : 2209.
mercredi 13 novembre 2019
Parfum d'un nuage
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