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RE-ce monde, comme on dit, est une cage à fous D’après le poème « Ce Monde, comme on dit, est une cage à fous » d’André Mage de Fiefmelin (1560-1603) duquel je ne garde ici que la première strophe Ce Monde, comme
on dit, est une cage à fous, Où la guerre, la
paix, l'amour, la haine, l’ire, La liesse, l’ennui,
le plaisir, le martyre Se suivent tour à
tour et se jouent de nous. Nul ne saura de
quoi les lendemains sont faits, De lumière ou de
nuit, d’espoirs ou de ténèbres, Et l’avenir est
comme un voile funèbre Jeté sur la vie
et aussi pesant qu’un faix. L’existence
raille les futiles desseins De l’homme qui
soustrait et qui additionne Pour compter les rayons
du soleil qui rayonne, Les nuages du
ciel, des oiseaux les essaims ! La vie, en
vérité, est un sombre sentier Et nul ne sait
jamais où son destin le pousse, Tempête
courroucée ou alors brise douce Qui prend la
frêle voile ou le vaisseau altier Jusqu’à des
rivages radieux ou ténébreux ! L’ennui est
immortel, l’espoir impérissable, Nos maisons sont
comme les châteaux de sable Et nos rêves comme
le genre humain nombreux ; L’homme de son
sommeil est réveillé soudain Par la réalité
qui vient de naître, Aurore qui entre
toujours par la fenêtre Et éclaire toute
la chambre avec dédain. Par : Mohamed Yosri Ben Hemdène |
La Muse a commencé à soupirer le 08/04/2012. Poèmes publiés sur le Blog : 2209.
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samedi 15 août 2020
Re-Ce Monde, comme on dit, est une cage à fous
lundi 24 octobre 2016
Le poète à l’hôpital des fous
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le poète à l'hôpital des fous
Eugène Delacroix, Le Tasse à l’Hôpital Sainte-Anne de Ferrare (1839)
Le poète, oublié dans sa prison sombre,
Et raillé par les fous comme par le destin,
Gémit, appesanti par les fers de l’ombre
Qui dévore son cœur comme un vivant festin ;
A ses pieds, déchirés comme par des serres,
Ses manuscrits jetés, toujours recommencés,
Pareils aux cadavres dans lesquels le ver erre,
Sont les épais linceuls du génie offensé !
Et il songe, vaincu, triste et ridicule,
A ses jours de gloire, éphémères mais beaux,
Dans cette chambre emplie d’un vague crépuscule
Qui l’éclaire comme un invisible flambeau,
L’esprit comme le corps couvert de mille haillons,
Cherchant on ne sait où d’impossibles rayons.
Par: Mohamed Yosri Ben Hemdène
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jeudi 29 septembre 2016
La Maison de fous
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la maison de fous
Francisco de Goya, La Maison des fous (1812-1819)
Dans une cave
obscure et profonde
Où le soleil
apeuré n’entre pas,
On entend la
sombre Folie qui gronde
Et qui raille la
vie et le trépas ;
Des aliénés,
laissés dans cette geôle,
Prisonniers dont
les esprits sont les fers,
Parés de leurs
sinistres auréoles,
S’amusent dans leur
éternel enfer :
L’un porte des
plumes, l’autre une tiare,
Un autre une
tricorne ; l’un combat,
L’autre prie, un
autre dort ou s’effare,
Guettant quelque
chose qui vient d’en bas,
Et ces damnés,
effrayants et grotesques,
Privés d’air
frais comme de la raison,
Hantés de mille
visions cauchemardesques,
Errent dans leur
éternelle maison !
Ils ne reverront
plus la douce aurore
Blanchir le
ciel, enneiger les sommets !
Et la nuit, ils
erreront encore,
Forçats de l’ombre,
maudits à jamais !
Et pourtant, ces
captifs nous ressemblent,
Rêveurs armés
des lyres ou des compas,
Et qui d’un mot
ou d’une onde tremblent,
Las de tout ce
qui existe ici-bas !
Par: Mohamed Yosri Ben Hemdène
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