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galatée
En attendant, le
cœur pieux,
L’improbable
déesse,
Pygmalion, la
nuit, caresse
Son chef-d’œuvre
avec les yeux.
Il rêve comme un
damné
Devant la froide
statue
Au doux sourire
qui tue,
Et avec des mots
fanés
Lui déclare sa
flamme
En l’appelant sa
femme
Et son véritable
amour,
Et attend, âme
maudite,
La défunte
Aphrodite
Jusqu’à l’aurore
du jour.
Par : Mohamed Yosri Ben Hemdène
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La Muse a commencé à soupirer le 08/04/2012. Poèmes publiés sur le Blog : 2210.
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dimanche 27 mai 2018
Galatée
vendredi 16 décembre 2016
Psyché aux enfers
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psyché aux enfers
Eugène-Ernest Hillemacher, Psyché aux enfers (1865)
Pour retrouver Cupidon, son amant,
La blanche Psyché, belle et maudite
Par la jalouse et sombre Aphrodite,
Fait reluire aux enfers son front charmant ;
Charon, l’éternel et vieux passeur,
Contemple, bien qu’il soit impassible,
Cette douce beauté irrésistible,
Et rêveur, rame avec plus de douceur,
Les morts dont les yeux, comme des flambeaux,
Reluisent dans la nuit qui les assiège,
N’ont jamais vu autant de neige
Et un front aussi doux et aussi beau,
Voulant monter dans la barque, l’un d’eux
A qui Charon donne un grand coup de rame,
Désire enlacer avec fureur l’Âme,
Bien qu’il soit nauséabond et hideux,
Car c’est Psyché, qui émeut l’univers,
Et dont la beauté ressuscite et tue,
Qu’on va contempler comme une statue
Et qui attendrit les vents de l’Hiver,
Et vient, d’Aphrodite souffrant les fers,
Pour voler un peu de Proserpine,
Portant sa boîte comme une épine
Et errant dans les ténébreux enfers.
Par: Mohamed Yosri Ben Hemdène
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lundi 13 août 2012
Le jour d'Aphrodite
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Le jour d’Aphrodite
Ce
poème est dédié à la femme tunisienne qui célèbre aujourd'hui sa Fête
nationale. Vive la femme libre et épanouie!
Ne gémis point,
noble femme,
Et brave fièrement
et sans effroi
Au nom de tes
éternels droits
Tous tes ennemis
infâmes !
La fleur que la
houle courbe
Garde toujours sa
douce odeur ;
Combats et
terrasse sans peur
Ceux qui oublient,
sombres et fourbes,
Qu’ils furent une
pensée éphémère
Dans ton sein qui
les enfanta
Et comme un
fardeau les porta
Appesantissant
leurs mères,
Qu’avec ta voix
pleine de tendresse
Tu berças l’enfant
endormi
Qui pleure sans
raison et gémit,
Epris de toutes
tes caresses !
Dis-leur : « Je
suis la déesse
De la vie, comme
de l’amour !
Et je rayonne
comme le jour
Qui reluit avec
paresse,
De mes droits
légitimes,
De mon éternelle
liberté
Que je chante avec
fierté
Malgré vos fers et
vos crimes,
Vous ne me
priverez pas ! Vos chaînes
Ne pourront pas
m’appesantir,
Et je ne puis
consentir
A gémir de votre
haine
Ou trembler de vos
voix qui grondent !
Quand je passe,
vous vous courbez
Et à mes pieds
vous tombez
Et je ploie le dos
du monde
Qui contemple mes
divins charmes
Et m’implore de le
sauver
Et passe sa nuit à
rêver
De ma beauté qui
l’alarme ! »
Par: Mohamed Yosri Ben Hemdène
|
Publié par
Mohamed Yosri Ben Hemdène
à
20:32
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lundi 7 mai 2012
A Aphrodite et à ses filles
à Aphrodite et à ses filles
Ô,
Aphrodite ! Que ton foudre radieux
Sur les criminels
ennemis des dieux
Qui maudissent tes
filles charmantes
Tombe, en les
emplissant d’épouvante !
Maudis l’homme qui
n’a jamais soupiré
En songeant à un
visage adoré
Ou à un baiser
ardent et sombre
Volé à une beauté,
dans l’ombre !
Comme tu châtias
Tirésias imprudent
Qui devint aveugle
en te regardant,
Châtie le fourbe
qui de reluire
N’a jamais imploré
un sourire
Et bénis doucement
les amoureux
Appesantis par
leurs fers et heureux
Qui dans les bois
et dans les rues errent
Epris d’un parfum
et de la lumière !
Femmes radieuses,
plus belles que le jour,
Soyez bénies,
déesses de nos amours !
Amoureuses ou
rebelles, vous êtes
Les muses qui
bercent les poètes
Lentement, avec
les chants de leurs voix,
Et quand, belles
et nonchalantes, on vous voit,
Tout nous éblouit
car tout rayonne !
Du ciel qui vous
envoie vous êtes l’aumône,
Comme le soleil
fait épanouir les fleurs,
Vous faites
soudain épanouir dans nos cœurs
Votre amour parfumé
qui nous enivre,
Pétales d’une
rose, feuilles d’un livre,
Ils s’ouvrent,
caressés par vos blancs doigts !
Nous obéissons à
vos douces lois,
Et quand nous ne
pouvons, souveraines,
Vous embrasser,
nous embrassons nos chaînes,
Rêveurs, en vous
vous voyant enfin venir,
Nous vous aimons
et aimons vous bénir !
Par: Mohamed Yosri Ben Hemdène
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