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dimanche 27 mai 2018

Galatée

galatée

En attendant, le cœur pieux,
L’improbable déesse,
Pygmalion, la nuit, caresse
Son chef-d’œuvre avec les yeux.

Il rêve comme un damné
Devant la froide statue
Au doux sourire qui tue,
Et avec des mots fanés

Lui déclare sa flamme
En l’appelant sa femme
Et son véritable amour,

Et attend, âme maudite,
La défunte Aphrodite
Jusqu’à l’aurore du jour.


Par : Mohamed Yosri Ben Hemdène 

lundi 13 mars 2017

Pygmalion et Galatée

pygmalion et galatée

Jean-Léon Gérôme, Pygmalion et Galatée (1890)

Pygmalion, éternel célibataire,
Embrasse sa création au corps clair,
Belle divinité ubiquitaire,
Faite de marbre et qu’il croit de chair.

Épris d’une illusion magnifique,
D’un lointain rêve idéal et sans fin,
De sa voix il entend la musique
Et respire l’odeur de son parfum,

Comme la fleur enlace ses pétales
Quand la nuit vient et quand s’en va le jour,
Enivré d’une chimère fatale
Il l’enlace avec fureur et amour,

Et sur ces lèvres il pose ses lèvres,
Tremblant et amoureux de ce grand froid,
Comme les amants empli de fièvre
Et d’un mystérieux et vague effroi !

Il veut lui donner un peu de son âme,
Un peu de son esprit, de sa santé,
Il la sent dans ses bras devenir femme,
Comme le poète un souvenir chanté ;

Le fils de Vénus, sur son nuage,
Bande son petit arc, souriant, vainqueur,
Et s’amusant de ces enfantillages,
De Pygmalion épris cherche le cœur.


Par : Mohamed Yosri Ben Hemdène