|
moïse et la vieille femme Nous vous délivrâmes des serviteurs de Pharaon et des maux qui vous accablaient. On massacrait vos enfants mâles, on n’épargnait que vos filles. C’était une rude épreuve de la part de votre Seigneur. (Coran, 2, 49) Moïse marchait, avec son peuple pâle, Dans le désert, loin de son Égypte natale. À sa grande surprise, il perdit son chemin, Et s’écria, en ne trouvant pas son destin : « Que se passe-t-il ? » Des érudits répondirent : « Nous le savons et nous allons te le dire : À sa mort Joseph nous fit jurer devant Dieu D’emporter avec nous ses os loin de ces lieux, Quand nous les quitterions. » « Sait-on où se trouve Son tombeau ? demanda-t-il. Dieu nous éprouve. » « Nous ne le savons pas, Moïse, mais il est Une vieille femme qui sait. » Pour lui parler, Moïse fit chercher cette vieille femme Qui pensait seulement au salut de son âme. Quand il lui demanda, impatient, où était Le tombeau de Joseph, la femme méditait, Et elle répondit : « Je le dirai, Moïse, Si tu me promets d’être au Paradis assise Près de toi. » Ne pouvant donner le Paradis, Moïse refusa, mais une voix lui dit (C’était la voix de Dieu) de la satisfaire. La vieille femme alors, sûre de son salaire, Indiqua un marais : « Videz-le de ses eaux, Dit-elle, c’est ici que se trouvent les os. Vous creuserez ensuite. » Et ils y trouvèrent |
La Muse a commencé à soupirer le 08/04/2012. Poèmes publiés sur le Blog : 2209.
Affichage des articles dont le libellé est égypte. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est égypte. Afficher tous les articles
vendredi 2 avril 2021
Moïse et la vieille femme
jeudi 10 décembre 2020
Les plaies d'Égypte
|
LEs plaies d'égypte Nous donnâmes aux opprimés l’Orient et l’Occident, sur lesquels nous répandîmes notre bénédiction. Les Israélites virent l’accomplissement de nos promesses. Ils furent récompensés de leurs souffrances. Les travaux et les édifices de Pharaon et des Égyptiens furent détruits. (Coran, 7, 137) Quand le bras du Très-Haut, comme s’ils n’étaient rien, Avec force écrasait Pharaon et les siens, Et qu’il leur envoyait, pour qu’ils se repentissent, La sécheresse, la famine et ses supplices, Ils disaient à Moïse et aux gens du Seigneur : « C’est à cause de vous, vous nous portez malheur ! » Quand la prospérité touchait leurs récoltes Ils s’écriaient soudain, devenus désinvoltes : « Voilà ce qui nous est dû, nous sommes bénis ! Nous le serons toujours, nos tourments sont finis ! » Car ils ne savaient pas que Dieu prend et donne. « Avec tes prodiges, sorcier, tu nous étonnes, Mais nous ne croirons point en toi et en ton Dieu. » Disaient-ils à Moïse, en raillant les pieux. Dieu leur envoya, pour leur montrer sa puissance, Les inondations et la mort pour récompenses, Les sauterelles qui, aux fertiles saisons, Dévoraient tout, mêmes les portes des maisons, Dans le blé qu’on allait moudre la vermine, Sortant aussi de la plus pure farine, Les grenouilles sans nombre et qu’on voyait partout Dans la ville comme la marmite qui bout, Le sang contaminant les puits et les ondes. Chaque fois les impies, pleins d’une peur profonde, Dans leur grand désespoir s’écriaient à genoux : « Ô Moïse ! prie ton dieu et délivre-nous De cette catastrophe et de notre détresse ! » Et ils lui faisaient la solennelle promesse Qu’ils laisseraient partir tous les fils d’Israël. Or ils se parjuraient. Leurs cœurs étaient cruels. Le Seigneur se vengea d’eux, et dans sa colère, Les noya dans la mer. La mort fut leur salaire, Et Dieu détruisit dans le temps imparti Ce que Pharaon et son peuple avaient bâti, À ceux qu’on opprimait donnant pour héritage |
lundi 30 novembre 2020
Vie de Joseph (quatrième partie)
|
VIE DE JOSEPH (quatrième PARTIE) IV. La vision du roi d’Égypte, et la gloire de Joseph Le roi dit : Amenez-moi Joseph, je le prendrai à mon service particulier. Et, quand il lui eut adressé quelques paroles, il lui dit : Dès aujourd’hui tu seras auprès de nous, investi d’autorité et de notre confiance. (Coran, 12, 54) Elrian, roi d’Égypte, appela les sages, Les moines, les devins, les sorciers et les mages Et ceux qui des démons contaient les illusions, Et il leur déclara : « J’ai eu une vision : Sept vaches chétives dévorant sept grasses, Sept épis verts, sept secs. Tout cela m’embarrasse, De ce songe savez-vous l’explication ? » Tous étaient interdits. Avec résignation On répondit : « Ce ne sont que des chimères, Et leur explication, on ne la sait guère. » L’échanson, qui avec Joseph fut prisonnier, S’étant ressouvenu enfin de ce dernier Après quelques années, répondit à son maître : « Joseph vous le dira. Daignez me permettre D’aller m’entretenir avec lui en prison. » L’échanson du roi dit à Joseph : « La raison Et la foi te guident, et tu es véridique. Le roi a eu une vision ; je te l’indique. » Et il lui raconta la vision de son roi. Joseph lui répondit : « Vous sèmerez sept fois Mais le grain dans l’épi ce temps-là doit rester Excepté le peu qu’il vous faut pour subsister. Quand ce temps passera, les sept années suivantes Seront stériles et emplies d’épouvante Et dévoreront ce que vous avez caché. Après ces sept années qui auront desséché La terre, viendra une année fertile Où il pleuvra, et les habitants de la ville Presseront de nouveau olives et raisins. » « Qu’on m’amène Joseph », commanda le souverain. Or Joseph, qui voulait qu’on sût son innocence, N’alla pas voir le roi, et pour sa défense Dit au messager : « Va, demande à ton seigneur Pourquoi des femmes se sont avec fureur Coupé les doigts. Dieu sait leur grande fourberie. » Le roi leur demanda : « Êtes-vous donc chéries De Joseph ? Que vous a-t-il fait ? » « Ô Seigneur, rien ! Répondirent-elles. C’est un homme de bien. » Zuleïkha s’écria : « La vérité éclate ! Elle le fait toujours, bien qu’on la combatte ! Joseph est innocent, c’est moi qui ai voulu Le séduire ; qu’on ne le tourmente plus. » « Maintenant, dit Joseph, il est clair pour mon maître Que je n’ai rien fait, car Dieu maudit les traîtres. Je ne suis cependant pas exempt de péché ; L’homme est enclin au mal, par lui toujours cherché ; Ne l’évitent que ceux que Dieu favorise, Et sa miséricorde aux pieux est acquise. » « Qu’on le fasse venir, je veux me l’attacher. » Dit le roi. Joseph vint. « Nous t’avons relâché : Demeure auprès de nous, tu as notre confiance. » Joseph répondit : « Roi, donne-moi l’intendance Des magasins de ton empire. J’en serai Le sage protecteur, et je les garderai. » Le Seigneur établit Joseph en Égypte Lui donna le pouvoir auquel il était apte, Car il récompense toujours les hommes pieux |
jeudi 21 novembre 2013
Les pyramides
|
Les pyramides
Ô, pyramides que
le temps et le vent rongent !
Vous êtes debout
dans le désert, comme des songes
Faits par des
voyageurs, ô, rêves oubliés
D’éternelles
splendeurs, immenses et humiliés !
Souvenirs à la
fois tristes et énormes !
Dans vos
profondeurs, maints monstres ailés et difformes,
Féroces et pensifs,
sommeillent sombrement,
On les entend, des
fois, qui respirent âprement
Noirs et pareils à
des agonisants qui râlent ;
Dans leurs
sarcophages fermés, les momies pâles
Ont les yeux
ouverts et fixent le vague tableau
Des ténèbres
voilant leurs antiques tombeaux.
Vous vous dressez,
hautains, constructions altières,
Des héros imitant
les poses fières,
Tombes mais qui
semblez braver la blême mort
Et que les siècles
minent, pareils à des remords !
Par: Mohamed Yosri Ben Hemdène
|
Inscription à :
Articles (Atom)


