jeudi 10 décembre 2020

Les plaies d'Égypte

LEs plaies d'égypte

Nous donnâmes aux opprimés l’Orient et l’Occident, sur lesquels nous répandîmes notre bénédiction. Les Israélites virent l’accomplissement de nos promesses. Ils furent récompensés de leurs souffrances. Les travaux et les édifices de Pharaon et des Égyptiens furent détruits. (Coran, 7, 137)

Quand le bras du Très-Haut, comme s’ils n’étaient rien,
Avec force écrasait Pharaon et les siens,
Et qu’il leur envoyait, pour qu’ils se repentissent,
La sécheresse, la famine et ses supplices,
Ils disaient à Moïse et aux gens du Seigneur :
« C’est à cause de vous, vous nous portez malheur ! »
Quand la prospérité touchait leurs récoltes
Ils s’écriaient soudain, devenus désinvoltes :
« Voilà ce qui nous est dû, nous sommes bénis !
Nous le serons toujours, nos tourments sont finis ! »
Car ils ne savaient pas que Dieu prend et donne.
« Avec tes prodiges, sorcier, tu nous étonnes,
Mais nous ne croirons point en toi et en ton Dieu. »
Disaient-ils à Moïse, en raillant les pieux.

Dieu leur envoya, pour leur montrer sa puissance,
Les inondations et la mort pour récompenses,
Les sauterelles qui, aux fertiles saisons,
Dévoraient tout, mêmes les portes des maisons,
Dans le blé qu’on allait moudre la vermine,
Sortant aussi de la plus pure farine,
Les grenouilles sans nombre et qu’on voyait partout
Dans la ville comme la marmite qui bout,
Le sang contaminant les puits et les ondes.
Chaque fois les impies, pleins d’une peur profonde,
Dans leur grand désespoir s’écriaient à genoux :
« Ô Moïse ! prie ton dieu et délivre-nous
De cette catastrophe et de notre détresse ! »
Et ils lui faisaient la solennelle promesse
Qu’ils laisseraient partir tous les fils d’Israël.
Or ils se parjuraient. Leurs cœurs étaient cruels.
Le Seigneur se vengea d’eux, et dans sa colère,
Les noya dans la mer. La mort fut leur salaire,
Et Dieu détruisit dans le temps imparti
Ce que Pharaon et son peuple avaient bâti,
À ceux qu’on opprimait donnant pour héritage
L’Orient et l’Occident, car il est grand et sage.


Par : Mohamed Yosri Ben Hemdène

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