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samedi 5 mai 2012

A une amoureuse du ciel


A une amoureuse du ciel



Au même titre que "L’amour d’une conquérante" et "Amours nocturnes", ce poème s'inspire d'une chanson de l'artiste tunisien Hédi Jouini "Yelli ouyounek fi sama" ("Ô, toi qui contemples le ciel"), que vous pouvez écouter en cliquant sur l'icône "Play". Bonne écoute et bonne lecture!

Belle, tu contemples l’azur
Qui contemple ton sourire,
Tandis que je soupire,
Epris de ton regard pur !

On voit les rayons radieux
Du soleil magnanime
Reluire, puissants et sublimes,
Dans le ciel et dans tes yeux,

Silencieuse, nul mot ne fuit
Léger, ta bouche close,
Et tu imites la rose
Qui dans les prés s’épanouit

Cherchant sans répit, en haut,
Dans les nuées rêveuses,
Quelqu’un ou quelque chose,
Comme l’avare un joyau

Qu’il perdit dans le désert !
Beauté au cœur insensible,
Tu ne vois, impassible,
Ni ma lyre, ni mes fers !

Ô, près de toi je gémis
Et jamais tu ne m’écoutes,
Tu continueras ta route
Et de tes pas je frémis !


Dis, que vois-tu dans le ciel
Plat, qui jamais ne change ?
Un oiseau ou un ange ?
Je n’y vois point mon rival !

Songes-tu à ton amant
Dont l’amour te tourmente ?
Rêveries alarmantes !
Je maudis le firmament

Qui te rappelle son souvenir !
Tu chéris ses caresses,
Mais je ne puis, déesse,
Que t’aimer et te bénir !

Oublie cet heureux absent,
Ce criminel qui t’oublie !
Moi, avec mélancolie,
J’embrase chaque jour mon encens

Sur ton autel, te priant
De m’aimer comme je t’aime,
Mais ton cœur plein d’anathèmes,
Tu me fuis en me souriant !

Et pourtant je te chéris,
Et pourtant je t’adore !
Contemple cette aurore
Et vois un homme qui périt

Blessé par tes divins traits,
Dont la lyre n’est jamais lasse,
Amoureuse de tes grâces,
De célébrer tes attraits ! 

Par: Mohamed Yosri Ben Hemdène

mercredi 25 avril 2012

Amours nocturnes


Amours nocturnes


A l'instar de "L'amour d'une conquérante" (lien) ce poème s'inspire d'une chanson de Hédi Jouini: "Taht el yasmina fel lil" ("La nuit, sous le jasmin"), que vous pouvez écouter en cliquant sur l'icône "Play". Bonne lecture à tous!
 
Ô, poète amoureux de la nuit,
Loin du soleil qui dans l’azur reluit,
Sous le jasmin je caressai ma lyre
En songeant à ton charmant sourire !

Comme si elle raillait ma sombre douleur,
La brise légère chantait aux fleurs
Des poèmes d’amour emplis de flamme,
Et moi je te chantais, douce femme,
Des vers éplorés, emplis de soupirs,
Tandis que les branches, me voyant gémir,
Se courbaient pour essuyer mes larmes
Que je versais, épris de tes charmes !
J’étais seul dans mon jardin parfumé, 


Amoureux, je pleurais sans être aimé !
Tout semblait couvert d’un ténébreux voile,
Nul oiseau ne soupirait, nulle étoile
N’éclairait avec ses pâles lueurs
Ces lieux obscurs qui me semblaient railleurs !
Parfois, attentif, je croyais entendre
Le bruit chéri de tes pas tendres,
Et je me rappelais, non sans m’émouvoir,
Ces temps heureux où tu venais me voir
Quand, ô, cruelle qui me méprise !
Epris de toi et de moi éprise,
Souveraine, tu consolais mon cœur
Avec tes baisers bénis et vainqueurs ! 

Par: Mohamed Yosri Ben Hemdène

samedi 14 avril 2012

L’amour d’une conquérante


L'amour d'une conquérante


Ce poème s'inspire d'une très belle chanson tunisienne: "Hobbi yetbaddel yetjadded" (traduction approximative: amour et renouveau) par feu Hédi Jouini, un grand artiste. Vous pouvez cliquer sur l'icône "play" en bas de l'article pour écouter la chanson en question. Bonne écoute et bonne lecture! 

Ô, charmante et impassible femme,
Déesse de mes éternelles amours !
Comme le papillon revient à la flamme
Qui embrase ses ailes éprises du jour,

Comme le laboureur revient à la terre
Qui fatigue ses bras vaillants, sans remords,
Et comme le marin téméraire
Revient à la mer hostile au port,

Je reviens à tes fers qui m’enchaînent,
Captif de ta tyrannique prison,
En bénissant ton amour et ta haine
Et en maudissant la sombre Raison !

Je chante ta beauté qui m’opprime,
Je ne puis braver tes charmes vainqueurs,
Bourreau, je suis ta victime,
Je loue les supplices de mon cœur !


A mes feux sois propice ou rebelle,
Châtie-moi, mais je t’aimerai toujours !
Ô, sois inhumaine et reste belle,
Je chérirai sans répit ton cœur sourd !

Ma lyre chantera tes victoires et tes grâces,
Déesse appesantie par les lauriers,
Je gémirai jusqu’à ce que tu m’embrasses,
En louant tes charmes meurtriers,

Je resterai ici, seul et sombre,
L’hiver dans mes yeux emplis de pleurs,
Jusqu’à ce que tu aies pitié de mon ombre
Et que tu souries à ma noire douleur !

Ô, tu t’en vas et moi je demeure,
Lasse de mes amours et de mes vers,
Je te chanterai, déité de mes heures,
Qui règnes sur mon cœur et l’univers !





 
 

Par: Mohamed Yosri Ben Hemdène