A une amoureuse du ciel
Au même titre que "L’amour d’une conquérante" et "Amours nocturnes", ce poème s'inspire d'une
chanson de l'artiste tunisien Hédi Jouini "Yelli ouyounek fi sama"
("Ô, toi qui contemples le ciel"), que vous pouvez écouter en
cliquant sur l'icône "Play". Bonne écoute et bonne lecture!
Belle, tu
contemples l’azur
Qui contemple ton
sourire,
Tandis que je
soupire,
Epris de ton
regard pur !
On voit les rayons
radieux
Du soleil
magnanime
Reluire, puissants
et sublimes,
Dans le ciel et
dans tes yeux,
Silencieuse, nul
mot ne fuit
Léger, ta bouche
close,
Et tu imites la
rose
Qui dans les prés
s’épanouit
Cherchant sans
répit, en haut,
Dans les nuées
rêveuses,
Quelqu’un ou
quelque chose,
Comme l’avare un
joyau
Qu’il perdit dans
le désert !
Beauté au cœur insensible,
Tu ne vois,
impassible,
Ni ma lyre, ni mes
fers !
Ô, près de toi je
gémis
Et jamais tu ne m’écoutes,
Tu continueras ta
route
Dis, que vois-tu
dans le ciel
Plat, qui jamais
ne change ?
Un oiseau ou un
ange ?
Je n’y vois point
mon rival !
Songes-tu à ton
amant
Dont l’amour te
tourmente ?
Rêveries
alarmantes !
Je maudis le
firmament
Qui te rappelle
son souvenir !
Tu chéris ses
caresses,
Mais je ne puis,
déesse,
Que t’aimer et te
bénir !
Oublie cet heureux
absent,
Ce criminel qui t’oublie !
Moi, avec
mélancolie,
J’embrase chaque
jour mon encens
Sur ton autel, te
priant
De m’aimer comme
je t’aime,
Mais ton cœur plein
d’anathèmes,
Tu me fuis en me
souriant !
Et pourtant je te
chéris,
Et pourtant je t’adore !
Contemple cette
aurore
Et vois un homme
qui périt
Blessé par tes
divins traits,
Dont la lyre n’est
jamais lasse,
Amoureuse de tes
grâces,
De célébrer tes
attraits !
|
La Muse a commencé à soupirer le 08/04/2012. Poèmes publiés sur le Blog : 2209.
Affichage des articles dont le libellé est hédi. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est hédi. Afficher tous les articles
samedi 5 mai 2012
A une amoureuse du ciel
mercredi 25 avril 2012
Amours nocturnes
Amours nocturnes
A
l'instar de "L'amour d'une conquérante" (lien) ce poème s'inspire
d'une chanson de Hédi Jouini: "Taht el yasmina fel lil" ("La
nuit, sous le jasmin"), que vous pouvez écouter en cliquant sur l'icône
"Play". Bonne lecture à tous!
Ô, poète amoureux de la nuit,
Loin du soleil qui dans l’azur reluit,
Sous le jasmin je caressai ma lyre
En songeant à ton charmant sourire !
Comme si elle raillait ma sombre douleur,
La brise légère chantait aux fleurs
Des poèmes d’amour emplis de flamme,
Et moi je te chantais, douce femme,
Des vers éplorés, emplis de soupirs,
Tandis que les branches, me voyant gémir,
Se courbaient pour essuyer mes larmes
Que je versais, épris de tes charmes !
J’étais seul dans mon jardin parfumé,
Amoureux, je pleurais sans être aimé !
Tout semblait couvert d’un ténébreux voile,
Nul oiseau ne soupirait, nulle étoile
N’éclairait avec ses pâles lueurs
Ces lieux obscurs qui me semblaient railleurs !
Parfois, attentif, je croyais entendre
Le bruit chéri de tes pas tendres,
Et je me rappelais, non sans m’émouvoir,
Ces temps heureux où tu venais me voir
Quand, ô, cruelle qui me méprise !
Epris de toi et de moi éprise,
Souveraine, tu consolais mon cœur
Avec tes baisers bénis et vainqueurs !
|
samedi 14 avril 2012
L’amour d’une conquérante
L'amour d'une conquérante
Ce poème s'inspire d'une très belle chanson tunisienne: "Hobbi yetbaddel
yetjadded" (traduction approximative: amour et renouveau) par feu Hédi
Jouini, un grand artiste. Vous pouvez cliquer sur l'icône "play" en
bas de l'article pour écouter la chanson en question. Bonne écoute et bonne lecture!
Ô, charmante et
impassible femme,
Déesse de mes
éternelles amours !
Comme le papillon
revient à la flamme
Qui embrase ses
ailes éprises du jour,
Comme le laboureur
revient à la terre
Qui fatigue ses
bras vaillants, sans remords,
Et comme le marin
téméraire
Revient à la mer
hostile au port,
Je reviens à tes
fers qui m’enchaînent,
Captif de ta
tyrannique prison,
En bénissant ton
amour et ta haine
Et en maudissant
la sombre Raison !
Je chante ta
beauté qui m’opprime,
Je ne puis braver
tes charmes vainqueurs,
Bourreau, je suis
ta victime,
A mes feux sois propice
ou rebelle,
Châtie-moi, mais
je t’aimerai toujours !
Ô, sois inhumaine
et reste belle,
Je chérirai sans
répit ton cœur sourd !
Ma lyre chantera
tes victoires et tes grâces,
Déesse appesantie
par les lauriers,
Je gémirai jusqu’à
ce que tu m’embrasses,
En louant tes charmes
meurtriers,
Je resterai ici,
seul et sombre,
L’hiver dans mes
yeux emplis de pleurs,
Jusqu’à ce que tu
aies pitié de mon ombre
Et que tu souries
à ma noire douleur !
Ô, tu t’en vas et
moi je demeure,
Lasse de mes amours
et de mes vers,
Je te chanterai,
déité de mes heures,
Qui règnes sur mon
cœur et l’univers !
Par: Mohamed Yosri Ben Hemdène
|
Publié par
Mohamed Yosri Ben Hemdène
à
13:59
0
commentaires
Libellés :
blog,
chanson,
femme,
hédi,
jouini,
muse,
poème,
poésie,
soupirs,
tunisie,
tunisienne
Inscription à :
Articles (Atom)


