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infini de rue
Tenant
la main à deux cafés minables
Et
à d’antiques et petites maisons,
La
vaste rue allait, interminable
Sous
le soleil éteint de la saison.
Elle
marchait avec les marcheurs blêmes
Appesantis
de leurs pesants manteaux,
Et
semblait avoir froid elle-même
Et
espérer les climats orientaux,
Elle
implorait les vieux réverbères
Cassés
comme le dos d’un portefaix,
Ténébreux
gibets sans lumière,
De
reluire comme le soleil fait,
Elle
rêvait d’un ciel plus limpide
D’aurores,
de brises et de printemps,
Tandis
que des passants les pas rapides
La
chagrinaient comme le mauvais temps !
Elle
semblait une vaste mer grise
Dont
les deux rivages sont les trottoirs,
De
tous ses marins toujours éprise,
Et
dont les flots ne peuvent se mouvoir,
Sur
l’homme qui va et l’homme qui erre
Veillant,
montrant et cachant le chemin,
Triste,
malgré tout, comme un pauvre hère
Au
ventre balafré comme sa main.
Par : Mohamed Yosri Ben Hemdène
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La Muse a commencé à soupirer le 08/04/2012. Poèmes publiés sur le Blog : 2209.
dimanche 27 janvier 2019
Infini de rue
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