Affichage des articles dont le libellé est rails. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est rails. Afficher tous les articles

dimanche 2 juillet 2023

Cartes postales (75)

   CARTES POSTALES (75)

Le train passe dans la forêt pure
En emportant un peu de verdure
Et de parfum des arbres et des fleurs.
Il s'en va dans le calme et les couleurs,
Loin du tumulte vain des villes,
Comme un homme béni et tranquille,
Avec les oiseaux, chantante nation,
Au gré des éphémères stations ;
À son bord des existences humaines
Cherchant le plaisir, fuyant la peine,
Allant aux siens allant à l'au-delà,
Des visages joyeux et d'autres las,
Tous cherchant un obscur quelque chose
Au milieu des fragiles roses,
Dans l'herbe profonde comme une mer
Et dans les bois qui sont des gouffres verts
Où l'on cherche le sens de l'existence
Et la sagesse dans le silence,
À l'abri de tout ce qui va et vit,
Par la brise et les parfums poursuivi.


Par : Mohamed Yosri Ben Hemdène

mardi 30 mai 2023

Cartes postales (44)

  CARTES POSTALES (44)

Qui a posé cette rose
Sur les rails infinis et froids ?
Peut-être un amoureux morose
Empli de respect et d’effroi,

Peut-être la brise qui erre
Et parfume l’air du matin,
Peut-être un poète sévère
Et courroucé par le destin !

Chose rêveuse et fragile
Que torturent les éléments !
Bientôt le train sombre et agile

Viendra décapiter cette âme
Qu’attend le vaste firmament,
Et qui est aussi une femme ! 


Par : Mohamed Yosri Ben Hemdène

vendredi 24 février 2023

Carte postale (31)

  CARTES POSTALES (31)

Sur les rails de l’absolu
S’en vont nos vies toujours lentes
Emplies de ce qui n’est plus
Et d’espérances violentes.

Nous ne prenons avec nous
Que quelques menus bagages
Posés sur nos vains genoux.
L’homme divin et sage

Sait que tout est illusion,
Que dans le brouillard immense
Les lueurs et les visions,
Tout ce qui vit et pense,

Tout ce qui chante et qui va,
Tout ce qui vole et marche,
Est emporté çà et là
Par la Mort dans son arche.

L’homme contemple le ciel
Et ses frêles nuages,
Éphémère et éternel,
Sombre et beau paysage,

Proche et lointain, et hagard,
Perdu dans l’infini sombre,
Son insondable regard
Compte les rayons sans nombre.


Par : Mohamed Yosri Ben Hemdène