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CARTES POSTALES (75) Le train passe dans la forêt pure En emportant un peu de verdure Et de parfum des arbres et des fleurs. Il s'en va dans le calme et les couleurs, Loin du tumulte vain des villes, Comme un homme béni et tranquille, Avec les oiseaux, chantante nation, Au gré des éphémères stations ; À son bord des existences humaines Cherchant le plaisir, fuyant la peine, Allant aux siens allant à l'au-delà, Des visages joyeux et d'autres las, Tous cherchant un obscur quelque chose Au milieu des fragiles roses, Dans l'herbe profonde comme une mer Et dans les bois qui sont des gouffres verts Où l'on cherche le sens de l'existence Et la sagesse dans le silence, À l'abri de tout ce qui va et vit, Par la brise et les parfums poursuivi. Par : Mohamed Yosri Ben Hemdène |
La Muse a commencé à soupirer le 08/04/2012. Poèmes publiés sur le Blog : 2209.
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dimanche 2 juillet 2023
Cartes postales (75)
mardi 30 mai 2023
Cartes postales (44)
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CARTES POSTALES (44) Qui a posé cette rose Sur les rails infinis et froids ? Peut-être un amoureux morose Empli de respect et d’effroi, Peut-être la brise qui erre Et parfume l’air du matin, Peut-être un poète sévère Et courroucé par le destin ! Chose rêveuse et fragile Que torturent les éléments ! Bientôt le train sombre et agile Viendra décapiter cette âme Qu’attend le vaste firmament, Et qui est aussi une femme ! Par : Mohamed Yosri Ben Hemdène |
vendredi 24 février 2023
Carte postale (31)
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CARTES POSTALES (31) Sur les rails de l’absolu S’en vont nos vies toujours lentes Emplies de ce qui n’est plus Et d’espérances violentes. Nous ne prenons avec nous Que quelques menus bagages Posés sur nos vains genoux. L’homme divin et sage Sait que tout est illusion, Que dans le brouillard immense Les lueurs et les visions, Tout ce qui vit et pense, Tout ce qui chante et qui va, Tout ce qui vole et marche, Est emporté çà et là Par la Mort dans son arche. L’homme contemple le ciel Et ses frêles nuages, Éphémère et éternel, Sombre et beau paysage, Proche et lointain, et hagard, Perdu dans l’infini sombre, Son insondable regard Compte les rayons sans nombre. |
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