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la griffe de L'infini
Ô épidémie
dévastatrice
Qui se répand
comme un feu allumé
Dans le monde
tremblant et enflammé !
Virus qui nous
rappelle avec malice
Que nous sommes
vains et éphémères
Et que seul
notre orgueil est géant,
Virus qui nous
rappelle nos néants
Ainsi que notre
vérité amère,
Notre fragilité
et nos faiblesses
Et qu’il suffit d’un
rien pour nous tuer,
Pauvres êtres
toujours infatués
Jusqu’à ce que l’Infini
les blesse
Avec sa griffe large
et sanglante
Qui torture sans
répit notre chair
Aussi frêle que
de l’eau ou de l’air
Et qui devient
tempête violente !
L’homme qui
croit être un héros épique,
Un conquérant et
un dominateur,
L’homme qui
défie tous les prédateurs
Vaincu par un
ennemi microscopique
Qui se cache
sous le lit et dans l’armoire,
Dans l’air, dans
les étoiles et les transports !
L’Infini n’est-il
pas donc le plus fort
Et ne sont-elles
pas vaines, nos gloires ?
Par : Mohamed Yosri Ben Hemdène
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La Muse a commencé à soupirer le 08/04/2012. Poèmes publiés sur le Blog : 2209.
vendredi 6 mars 2020
La griffe de l'Infini
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