|
duel de NÉVROSÉES
La Vérité dit à
l’Illusion : « Je règne
Sur le cœur de l’homme,
sans moi son esprit saigne,
Blessé par ton
dard et blessé par ton poison !
L’homme, ma sœur,
n’a pas besoin de la raison
Pour vivre :
il a besoin du rêve et du mensonge !
Plus que les
théories il aime les songes,
Le visage d’une
femme plus que le tien,
Et il aime le
Beau, mais n’aime pas le Bien !
Je te le dis, ma
sœur, je suis la lumière,
Je fais un grand
palais de l’étroite chaumière,
Du plus faible
flambeau le plus radieux soleil,
Et rien dans ce
monde ne me sera pareil ! »
La Vérité ricane
et s’écrie : « Pauvre sotte !
L’homme a
toujours aimé les femmes idiotes,
Moi je suis
auguste, et je montre le chemin
À tout ce qui
existe et à tous les humains !
Sois visible, d’abord,
pour que je te réponde !
De loin on voit
la mer, on ne voit pas les ondes,
C’est moi qui
suis l’écueil, c’est moi qui suis le port,
Je sais toute la
vie, je sais toute la mort ! »
Folles
échevelées qui crient sous la lune,
La commère
blonde et la commère brune,
Se battent, et
les lambeaux de cheveux et de chair
Tombent comme la
pluie de leurs corps pleins d’hiver.
Par : Mohamed Yosri Ben Hemdène
|
La Muse a commencé à soupirer le 08/04/2012. Poèmes publiés sur le Blog : 2209.
dimanche 19 avril 2020
Duel de névrosées
Inscription à :
Publier les commentaires (Atom)

Aucun commentaire:
Enregistrer un commentaire
Mon avis sur cet article: