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Re-La chimère D’après le poème « La chimère » d’Albert Samain (1858-1900) duquel je ne garde ici que la première strophe La chimère a passé dans la ville où tout dort, Et l’homme en tressaillant a bondi de sa couche Pour suivre le beau monstre à la démarche louche Qui porte un ciel menteur dans ses larges yeux d’or. De ses ailes il a plu des étoiles sans fin Sur les toits éthérés des maisons tranquilles ; Afin de mieux bercer le sommeil de la ville, Elle a dénoué ses cheveux pleins de parfum. Tous ses yeux ont relui, pareils à des flambeaux, Dans le ciel ténébreux, deux fois plus immense, Et chaque fois que l’être humain rêve ou pense, Il croit que le monde en est devenu plus beau ! Elle fait épanouir les douces illusions Ainsi que des roses, dans le désert aride De l’existence, ou l’homme errant marche, livide, Au milieu des mirages, au milieu des visions. C’est le monde qui est sa ville et son enfer ! Elle connaît par cœur la nuit et les songes Et sait que l’homme est épris de ses mensonges Et qu’il aime comme la vie ses pesants fers ; Plus d’un se réveillera, cependant, le lendemain, Le cœur meurtri, aussi amer que les ondes Qui emplissent les mers vastes et profondes |
La Muse a commencé à soupirer le 08/04/2012. Poèmes publiés sur le Blog : 2209.
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vendredi 11 septembre 2020
Re-La chimère
dimanche 19 avril 2020
Duel de névrosées
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duel de NÉVROSÉES
La Vérité dit à
l’Illusion : « Je règne
Sur le cœur de l’homme,
sans moi son esprit saigne,
Blessé par ton
dard et blessé par ton poison !
L’homme, ma sœur,
n’a pas besoin de la raison
Pour vivre :
il a besoin du rêve et du mensonge !
Plus que les
théories il aime les songes,
Le visage d’une
femme plus que le tien,
Et il aime le
Beau, mais n’aime pas le Bien !
Je te le dis, ma
sœur, je suis la lumière,
Je fais un grand
palais de l’étroite chaumière,
Du plus faible
flambeau le plus radieux soleil,
Et rien dans ce
monde ne me sera pareil ! »
La Vérité ricane
et s’écrie : « Pauvre sotte !
L’homme a
toujours aimé les femmes idiotes,
Moi je suis
auguste, et je montre le chemin
À tout ce qui
existe et à tous les humains !
Sois visible, d’abord,
pour que je te réponde !
De loin on voit
la mer, on ne voit pas les ondes,
C’est moi qui
suis l’écueil, c’est moi qui suis le port,
Je sais toute la
vie, je sais toute la mort ! »
Folles
échevelées qui crient sous la lune,
La commère
blonde et la commère brune,
Se battent, et
les lambeaux de cheveux et de chair
Tombent comme la
pluie de leurs corps pleins d’hiver.
Par : Mohamed Yosri Ben Hemdène
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vendredi 3 avril 2020
Faiblesse de la Vérité
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faiblesse de la vérité
Sur les cœurs le
Mensonge a plus d’empire
Que l’implacable
et pâle Vérité,
Quand il vient
murmurer et sourire
Et qu’elle n’a
que sa sincérité.
« Tu es le
meilleur ! Tu es la plus belle ! »
« Tu es
aussi jeune que notre amour ! »
« Tu triompheras
de la vie rebelle ! »
Nous murmure le
Mensonge, toujours ;
« Tu n’es
pas assez bon, cherche et travaille ! »
« L’amour
est beau, mais n’est pas éternel !»
« Tu as
gagné la première bataille ! »
Nous crie la
Vérité dans le Ciel.
« L’avenir
sera meilleur ! » crie le Mensonge,
La Vérité dit :
« Il est incertain ! »
« Aimons la
Nuit, qui est la sœur du Songe ! »
« Aimons le
Travail, frère du Matin ! »
Les mortels ne
veulent pas entendre
La Vérité ennemie
de leur bonheur,
Et préfèrent
espérer et attendre
Comme au fond de
la forêt les veneurs ;
La Vérité
tremble, enfant chétive,
Et le Mensonge
dévore, enfant gras,
Nos rêves
énormes dont elle se prive
Et qu’elle ne
prend jamais dans ses bras.
Par : Mohamed Yosri Ben Hemdène
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jeudi 27 septembre 2018
Joie, bonheur et félicité
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Joie, bonheur et félicité
Pour l’homme
ayant perdu sa joie de vivre
Comme l’enfant
rêveur son premier livre
Plein d’images
et de douces couleurs,
Tout ici-bas est
ennui et douleur,
Et il boit
lentement la vie altière,
Vieux café de la
semaine dernière,
Plus salé, plus
insipide et amer,
Que tous les
flots et que toutes les mers.
Comme cet enfant
souriant à sa mère,
Nous perdons nos
radieuses chimères,
Nos chimères
dorées, êtres cruels,
Et colorées
comme des arcs-en-ciel
Dont il tombe de
lourdes paillettes
Aux jours de
douleur et aux jours de fête !
Nos rêves, tels
des condamnés nombreux,
Crient, la nuit,
dans leurs cachots ténébreux,
Nos illusions
mortes nous tourmentent,
Nos inutiles
desseins se lamentent,
Et nous
marchons, à des spectres pareils,
Dans des
sentiers qu’abhorre le soleil.
Par : Mohamed Yosri Ben Hemdène
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