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cécité prophétique
Tirésias, Athéna surprise dans son bain
Mit sur tes yeux éblouis son implacable
main
Mais n’emplit pas ton cœur et ton esprit
d’ombre ;
Alors que les mortels errent dans la
nuit sombre,
Tu errais sereinement dans la douce
clarté
En emplissant de ta parole la cité
Et en montrant du doigt, comme un guide
funèbre,
Aux mortels leur néant ainsi que leurs
ténèbres.
Orion, tu marchas seul dans la profonde
mer
Comme un homme vaincu et accablé de fers,
Ne voyant rien, bercé par le son des
ondes,
Touchant les étoiles dans la nuit du
monde
Pour trouver de Lemnos l’improbable
chemin,
Caressant le soleil au-dessus de tes
mains
Qui te rendit l’espoir et te rendit la
vue
Comme une vérité qui descendit des nues.
Némésis, la colère est ton pays natal.
Tu marches, les yeux ceints de ton
bandeau fatal,
Afin de ne pas voir les plaies de tes
victimes,
Punissant l’innocence et châtiant le
crime,
Armée de ton flambeau qui est ton seul
soleil
Et ne jouissant jamais du repos du
sommeil,
Attentive, quand leur cœur la nuit se
lamente,
Aux tristes prières des sombres amantes.
Vous êtes tous maudits, et vous êtes
bénis,
Et votre cécité est un jour infini
Qui de ses éternels rayons vous éclaire,
Quand vous allez dans vos chemins
crépusculaires.
Par : Mohamed Yosri Ben Hemdène
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La Muse a commencé à soupirer le 08/04/2012. Poèmes publiés sur le Blog : 2209.
vendredi 23 août 2019
Cécité prophétique
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