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zayd ben amr ben noufayl Certainement les musulmans, les juifs, les chrétiens et les sabéens, qui croiront en Dieu et au jour dernier, et qui feront le bien, en recevront la récompense de ses mains : ils seront exempts de la crainte et des supplices. (Coran, 2, 62) Au jour du Jugement, pour sa piété parfaite, Près de Jésus et à côté du Prophète, Dieu a ressuscité, loin des désolations, Un homme qui est à lui seul une nation. Qui est-il ? Qu’a-t-il fait ? Cet homme s’appelle Zayd ben Amr ben Noufayl. À Koreïch rebelle, Il leur disait, avant le Prophète : « Je suis Le seul qui connaît la vraie foi et qui la suit ! Le dieu d’Abraham est le seul qui me convienne, Je crois en lui, et sa religion est mienne ! Tous vos dieux sont faux, et vous êtes dans l’erreur ! Je ne sais ni comment te prier, ô Seigneur, Ni où trouver les paroles que tu aimes, Et pour cela je les invente moi-même ! » Et il se prosternait assis sur son chameau. Zayd ne mangeait pas la viande des animaux Immolés pour d’autres dieux, s’écriant : « Vous êtes Des insensés ! C’est Dieu qui a créé ces bêtes Et leur a donné de l’herbe pour se nourrir, Et au nom d’autres dieux vous les faites mourir ! » Il sauvait les filles enterrées vivantes, Disant à leurs pères d’une voix bienveillante : « Ne les enterrez pas, je les adopterai Et de leurs dépenses toujours m’occuperai. » Quand elles grandissaient, ils disaient aux pères : « Laissez-moi leur trouver des mariages prospères, Si vous n’en voulez pas. » Cet homme bon et pieux Dans les déserts et dans les villes cherchait Dieu Et discutait souvent, allant loin de sa terre, Avec maints moines et ermites solitaires. Souvent il s’écriait, surpris et irrité : « Vous associez à Dieu d’autres divinités Et prétendez suivre la loi des prophètes ! Dieu vous entend et il voit ce que vous faites ! Votre religion est fausse et vos dieux sont faux, Car vous n’adorez pas seulement le Très-Haut ! » Zayd demeura toute sa vie à Dieu fidèle Jusqu’à ce qu’il mourût, par une main cruelle Empoisonné, sans qu’il n’eût une seule fois |
La Muse a commencé à soupirer le 08/04/2012. Poèmes publiés sur le Blog : 2210.
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lundi 4 janvier 2021
Zayd ben Amr ben Noufayl
samedi 12 décembre 2020
Le festin de la Tranchée
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LE festin de la tranchée Ceux qui marchent sous la protection de Dieu, de son apôtre et des croyants, sont les milices du Seigneur. Ils remporteront la victoire. (Coran, 5, 56) Les Banu-Annadir, courroucés, se liguèrent Avec d’autres tributs, pour faire la guerre Au Prophète et à ceux qui étaient avec lui. Tous ces adorateurs de faux dieux avaient fui Ou furent exilés, et réclamant vengeance, Sous le même étendard ralliaient leurs engeances, Par la colère et par le sang tous réunis, Comme des serpents qui sont dans le même nid. On sut bientôt, grâce à la faveur divine, Que l’ennemi allait attaquer Médine Où le Prophète était avec ses compagnons. Le Prophète tint une auguste réunion Où les plus aguerris contre ces troupes viles Indiquaient les moyens de défendre la ville. Salman le Perse dit : « Ô messager de Dieu, Dans mon pays, ce que nous faisions de mieux C’était de creuser, pour faire échouer les sièges, Une tranchée qui de l’ennemi protège. » L’idée fut trouvée bonne. On s’écria : « Salman Est des nôtres ! » dans le groupe des Immigrants. « Non, il est des nôtres ! » alors s’écrièrent Les Partisans, tant on aima ses lumières. Mais les voix se turent et on ne dit plus rien Quand le Prophète dit : « Salman est des miens. Il est des Gens de la Maison, et Dieu l’aime. » On le félicita pour cet honneur suprême. On commença bientôt à creuser. Les travaux Étaient rudes, mais les creuseurs étaient dévots. Ils étaient affamés. Le Prophète lui-même Participait, et on le vit devenir blême Et attacher une pierre à son ventre, afin De travailler et de combattre la faim. Trois jours passèrent ainsi. Au suivant, les pioches Rencontrèrent une dure et puissante roche. On la frappa mille fois, mais rien n’y fit. On appela alors le Prophète, et il dit : « Je descends ». Quand il eut fini sa prière, Son premier coup cassa le tiers de la pierre. Il s’écria alors : « Allah est le plus grand ! Compagnons, il me donne les clefs du Levant, Et je vois ses rouges palais que je traverse. » « Allah est le plus grand ! À moi les clefs de Perse, Dit-il au deuxième coup, et ses palais blancs ! » Et au troisième il dit : « Allah est le plus grand ! J’ai les clefs du Yémen, et je vois les portes De Sanaa. » La joie de tous était si forte Qu’on oublia la faim et qu’on se consola. Alarmé, cependant, Jaber Ben Abdallah Vit que le Prophète devenait très pâle. Il alla chez lui, et dit en poussant un râle À sa femme, car il avait lui-même faim : « As-tu un peu de viande ou un morceau de pain ? Car le Prophète a faim ! » « Juste un récipient d’orge Et un petit agneau ». Alors Jaber l’égorge, Sa femme met la viande à la marmite et prend L’orge pour en faire un peu de pain. « Tu comprends, Dit-elle à son époux, que cette nourriture Ne suffira pas. » « Oui » « Alors, je t’en conjure, Invite seulement le Prophète à manger. Ne me couvre pas de honte. » « Viens chez nous, j’ai, Dit Jaber au Prophète, un peu d’orge et de viande. » « Que ta femme, répond le Prophète, m’attende, Et que sa marmite demeure sur le feu. » Et il s’écrie : « Venez tous, au nom de Dieu ! Jaber a préparé un festin. » Mille hommes Suivent Jaber. « Tu n’es qu’un malheureux ! Nous sommes Pauvres ! s’écrie sa femme, et toi tu reviens Avec tous ces hommes ! Pour eux nous n’avons rien ! » Le Prophète arrive et demande qu’on l’invite, Il crache dans la pâte et dans la marmite Et après l’avoir fait, de sa voix les bénit. |
mercredi 16 mai 2012
Souvenir de la Révolution
Souvenir de la Révolution
Aucun Tunisien
n'a oublié ces moments périlleux et épiques où le peuple se transforma en armée
protégeant nos quartiers des snipers de Ben Ali, quelques heures après la fuite du dictateur. Les fameux "Comités de
quartier", avec des massues et des pierres, bravèrent sans peur des hommes
armés et dangereux. Il fut un temps où tous les Tunisiens étaient unis pour
protéger la Patrie! Mais dès que Rached Ghannouchi, chef du parti islamiste
Ennahda, débarqua chez nous, on commença à parler d'impies, d'islamophobes et
de francs-maçons. Tout le monde devint l'ennemi de tout le monde. Triste
Tunisie "post-révolutionnaire"!
Quand Ben Ali,
ombre qui s’en va dans la nuit,
Des héros
courroucés fuit la colère,
Et dans un palais,
loin du soleil qui reluit,
Se cacha,
tremblant de la foudre populaire,
Tout le peuple étonné
et devenu guerrier,
Pour combattre
sans peur ses lâches mercenaires,
S’arma soudain de
pierres et brandit, altier,
Sa massue d’Hercule ;
le feu révolutionnaire
Emplit tous les
yeux et emplit tous les cœurs,
Ces flambeaux
vivants que l’Oppression allume,
De sa flamme vengeresse,
de sa farouche lueur
Qui aveugle ses
ennemis et les consume !
Nous transformâmes
nos quartiers silencieux
Quand la nuit
tomba, en bruyantes forteresses,
Eclairés par la
lune qui éclaire les cieux,
Soldats, jusqu’au
matin nous veillions sans paresse,
Guerriers antiques
autour du même feu réunis,
Nous montrions
avec fierté nos blanches armures
A la beauté qui
passe, nous voit et nous bénit
En nous souriant,
comme l’aurore pure !
Comme Hector, dans
l’ombre nous laissâmes maintes fois
Nos épouses seules
et nos mères inquiètes,
Et dans les rues
bercés doucement et sans émois
Par le bruit des
balles qui sifflent sur nos têtes,
Nous nous
préparions à la guerre, sœur de la Mort,
Invincible armée
de combattre jamais lasse,
Jeunes impétueux,
frêles enfants et braves vieillards
Qui montrent leurs
cannes aux voitures qui passent !
Soudain vint
Ghannouchi, ennemi de la Nation
Revenu de son doux
exil à la patrie.
La haine emplit
soudain les cœurs, sans compassion !
Et chacun dit à
son voisin : « Va-t’en, impie !
Sur ta tête
coupable la foudre tombera ! »
Même dans les
familles, la Division sombre,
En courrouçant les
poings et en crispant les bras,
Dans les foyers
joyeux répandit son ombre !
De toutes parts l’on
vit des orateurs convulsifs,
Le cœur plein de
ténèbres et l’œil plein de flamme,
Comme la voile
maudit le dangereux récif,
Maudire la liberté
et maudire la femme !
Et l’aurore
radieuse de la Révolution
S’en alla, légère
comme l’oiseau volage,
Dans le crépuscule
des obscures élections
Cherchant un havre
loin de notre rivage
Que le Fanatisme
aux ailes noires obscurcit,
Corbeau qui rugit
dans la sombre atmosphère,
Raillant l’hirondelle
blanche qui chante le récit
Oublié, de notre
victoire éphémère !
Par: Mohamed Yosri Ben Hemdène
|
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Mohamed Yosri Ben Hemdène
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mercredi 2 mai 2012
Hymne au Gouvernement (poème satirique)
Hymne au Gouvernement
Les Tunisiens qui ont assisté,
hier, aux célébrations de la Fête internationale du Travail, à la
capitale, ont été surpris de voir les hordes de zélateurs du régime en place et
les disciples d'Ennahdha, rappelant à plus d'un titre les disciples du RCD
(parti dissous, jadis au pouvoir) qui, au lieu d'appeler comme nous à une
vie digne pour tous les citoyens, ou à faire face au chômage et à la
pauvrerté, scandaient: "Longue vie au gouvernement!" "Le
peuple veut Ennahdha à nouveau!" "Vive le gouvernement légitime"
etc...honte à eux! Je leur dédie ce poème satirique en espérant qu'ils se
réveilleront de leur coupable torpeur, un jour! (PS: à propos de la photo:
vous y voyez un "bendir", instrument à
percussion d'Afrique du Nord. En Tunisie, il est aussi le symbole du zèle
aveugle que l'on a pour quelqu'un ou quelque chose).
Peuple ingrat,
aime ton gouvernement sublime
Epris de ton
bonheur et de ta liberté,
Chante ses
illustres bienfaits avec fierté
Et chéris
doucement tes ministres magnanimes !
Dans les rues,
montre ta lyre à la Police !
Même affamé, même
chômeur, chante des vers
A ces militants,
ces héros qui ont souffert
Et qui pour la
Patrie ont bravé mille supplices !
Chante Ben Jaafar,
ce juge redoutable
Et comme Odin armé
du marteau de la Loi,
Chante Marzouki,
doux président et grand roi,
Et Jebali, père
souriant des misérables !
Chantez leurs
combats et leurs luttes éternelles
Et leurs travaux
dont la Tunisie se souvient,
Remerciez vos
élus, citoyennes, citoyens,
Et n’écoutez point
de l’Opposition rebelle
Le noir
croassement, tragique et infâme !
Comme vos frères
qui emplirent de leurs bénédictions
Les vastes rues,
louez, emplis de passion,
Ces poètes rêveurs
amoureux de la femme,
De la Liberté et
de la Patrie souveraine !
Qu’ils règnent,
qu’ils rayonnent, qu’ils éblouissent nos yeux,
Comme l’aurore et
comme le soleil radieux,
Malgré les ombres
claires et les ténèbres vaines !
A genoux, peuple
ennemi de la Démocratie !
Devant l’autel de
tes dieux fléchis tes genoux,
Aime leurs aumônes
et tremble de leur courroux
Et prie pour que
ta nuit par leurs nuées noircie
Soit plus sombre,
car ton jour plein de lumière
Quand il reluira
enfin, sera meilleur,
Et tu t’endormiras
bercé par les lueurs
Et la bouche
récitant toujours des prières !
Par: Mohamed Yosri Ben Hemdène
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mardi 24 avril 2012
Ben Ali aux enfers
Ben Ali aux enfers
Ce poème
épique s'inspire de la Divine Comédie de Dante. En cliquant sur l'icône « Play »,
vous pourrez le lire en écoutant la Chevauchée des Walkyries de Wagner. Bonne
écoute et bonne lecture!
Il errait dans les ténèbres sombres,
Environné de nuit et d’ombres
Et de loin il voyait rayonner
Les feux de l’enfer, étonné,
De ce grand soleil terrible
Qui reluisait, impassible,
Dans les infernales
profondeurs !
Des chaires coupables l’odeur
Se répandait dans la géhenne,
Les langues pleines de haine
Souillées de blessures et de sang,
En blasphémant le Tout-Puissant,
Se coupaient en deux, et les bouches
Ne pouvaient crier, farouches,
Muettes à cause du châtiment !
Las, il s’avançait lentement,
Terrifié par les supplices
Des ces âmes devenues immondices
Et de ces corps devenus déchets.
Sur le précipice penché,
Il entendait, dans l’abîme,
Les âmes hurler leurs crimes
Et tremblait comme l’enfant frileux
Tremble, quand l’hiver est houleux,
Et quand le vent souffle et gronde.
Soudain, une voix profonde,
Terrible comme les flots d’une mer
Que l’orage caresse, amer,
Retentit, inhumaine, obscure,
Dans les nuées. "Viens, âme
impure !"
Ordonna-t-elle. Comme une lueur,
Un archange exterminateur
Apparut. Et sa victime
Le suivit, presque sublime,
Muette dans la sombre nuit,
Foulant les gouffres que tout
fuit ;
Les monstres, les hommes et les
fauves,
Et qui font frémir les plus
braves !
Comme dans un rêve, Ben Ali vit,
Par cet ange en colère suivi,
Des hommes et des femmes, qui
portent
Le dos courbé, la bouche ouverte,
Des fardeaux de feu en hurlant,
Sans faire choir ces faix brûlants,
Qui leur enflammaient les veines.
Malgré leurs lamentations vaines,
Le supplice ne cessait pas
Et les suppliciés étaient las.
"Que sont ces mets que le feu
mange ?"
Dit Ben Ali tremblant. L’Archange,
Répondit : « Les
Menteurs. Si Dieu
M’en donne l’ordre, ces doux lieux
Seront ta demeure éternelle ;
Sinon, des demeures plus cruelles,
T’accueilleront, infâme tyran. »
Dans le ciel, pareille au torrent,
Retentit la voix divine ;
Tout devient muet et s’incline
Devant la voix du dieu puissant.
Ils entendirent ce
mot : "Descends !"
Ils virent des hommes et des femmes
Que des dagues, par les vastes
flammes
Empourprées éternellement,
Au milieu de leurs hurlements,
Transperçaient, sans qu’ils en
mourussent.
De leurs chairs fumantes le supplice
Se nourrissait, maudit, gourmand.
"Qui sont ces funestes amants
De la flamme qui les dévore ?
Qui sont ces maudits qui implorent
Le doux pardon ?" Dit Ben
Ali.
"Les Tueurs" dit l’ange.
Il pâlit.
Soudain gronda la voix suprême
"Descends !" Ben
Ali devint blême.
Il vit des hommes sombres,
malheureux,
Enchainés à des trônes de feu.
Des scorpions, hauts comme des
montagnes,
Dévoraient leur chair qui saigne,
L’air était empli de leurs cris.
"Qui sont ces hommes des
flammes épris ?"
"Les Tyrans" Répondit
l’ange.
De Celui qui jamais ne change
La voix courroucée retentit :
"Descends !" Et Ben
Ali sentit
Flambeaux que la colère enflamme,
Des damnés couraient, ahuris,
Cherchant à fuir. Leurs fronts
meurtris
Disaient leur douleur farouche,
Des serpents sortaient de leurs
bouches
Et leurs entrailles, comme des
fruits mûrs,
Tombaient dans des ruisseaux impurs
De lave ardente et fétide.
"Qui sont ces hommes dont le
feu vide
La chair de ses
entrailles ?" Dit-il.
"Les Fourbes" Dit l’ange
subtil.
Ben Ali devint plus sombre ;
"Descends !" Hurla
soudain l’ombre.
Un monstre infâme, criant d’effroi,
Etait enchainé à une croix.
Charogne vivante et putride,
Des lances, de son sang humides,
Transperçaient son front et son
cœur,
Et de son corps la sueur
Devenait flamme. Des créatures,
Harpies, Sphinx et bêtes impures,
Lui dévoraient le sein sanglant.
"Ah ! Dit Ben Ali
en tremblant,
Qui est ce monstre qui
inspire
La peur à tout ce qui respire,
Objet de tant d’inimitiés,
N’inspirant que de la
pitié ?"
"Ce monstre enchaîné, c’est le
Diable"
Répondit l’ange. Effroyable,
La voix du précipice parla.
"Descends !"
dit-elle. Et l’ange trembla.
Ils virent des hommes dans des
gouffres
Plongés, dans le feu et le soufre.
Vivants, avec des cordes de fer,
Des anges leur enlevaient la chair
Et jetaient cette pourriture,
Des lions infâme nourriture !
Puis, pour faire durer leur
tourment,
Leur arrachaient les os fumants
Et les jetaient aux Cerbères.
Morts, ils étaient éphémères,
Et ils revivaient pour souffrir.
« Ah ! Que vois-je !
Je vois périr
Ces suppliciés, et revivre,
D’un châtiment horrible ivres !
Ô, Dieu, j’implore votre
pardon !
Ne me privez pas de ce don
Que vous faites aux plus misérables,
Aux innocents, aux coupables !
Il priait ainsi Dieu, courbé,
Et l’ange, sur ses pieds tombé,
Priait avec lui le Maître
Des destinées. "Ce sont les
Traîtres"
Dit l’ange en priant. "Dieu
clément,
Pardonnez-lui ! L’aveuglement
Des humains est
invincible !"
"Descends !" dit la
voix terrible.
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Publié par
Mohamed Yosri Ben Hemdène
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