Le Banquet de la Troïka
Loin du monde
bruyant et sombre,
Philosophes, vous
méditez dans l’ombre,
Sur vos trônes
éternellement assis,
Et vous contemplez
l’azur obscurci
Souvent, par les
noires nuées qui passent !
Ames captives et
de leurs corps lasses
Et des affres du
monde matériel,
Vous vous envolez
en berçant le ciel
Par vos chants,
appesantis par vos rêves ;
Sans écouter les
soupirs des veuves
Et des orphelins,
fardeaux de l’Etat
Et dont les pères
sont morts au combat
En bravant la
ténébreuse dictature,
Vous errez dans l’immensité
pure
En chantant
doucement des chants mystérieux !
Loin des
rugissements du peuple furieux,
Votre voile
cherche un asile salutaire,
Jebali gémit comme
Voltaire
Des injustices de
l’Opposition,
Ghannouchi, père
de la Révolution,
Songe comme
Socrate à l’aurore nouvelle
Qui a relui,
radieuse et idéale,
Malgré les
ténèbres, dans nos cieux,
Et comme Platon
Marzouki, élève pieux,
De son maître
bénit la douce sagesse !
Elus de la Nation,
rien ne les presse
Et rien n’inquiète
leur éternelle ardeur,
Ni les salafistes
et leur noire fureur,
Ni les mères des
martyrs et leurs larmes !
Et rien ici-bas ne
les alarme
Car le ciel et le
peuple les ont nommés
Maîtres de nos
destins, de deux foudres armés !
Par: Mohamed Yosri Ben Hemdène
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La Muse a commencé à soupirer le 08/04/2012. Poèmes publiés sur le Blog : 2209.
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mardi 5 juin 2012
Le Banquet de la Troïka (poème satirique)
Publié par
Mohamed Yosri Ben Hemdène
à
22:17
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mercredi 2 mai 2012
Hymne au Gouvernement (poème satirique)
Hymne au Gouvernement
Les Tunisiens qui ont assisté,
hier, aux célébrations de la Fête internationale du Travail, à la
capitale, ont été surpris de voir les hordes de zélateurs du régime en place et
les disciples d'Ennahdha, rappelant à plus d'un titre les disciples du RCD
(parti dissous, jadis au pouvoir) qui, au lieu d'appeler comme nous à une
vie digne pour tous les citoyens, ou à faire face au chômage et à la
pauvrerté, scandaient: "Longue vie au gouvernement!" "Le
peuple veut Ennahdha à nouveau!" "Vive le gouvernement légitime"
etc...honte à eux! Je leur dédie ce poème satirique en espérant qu'ils se
réveilleront de leur coupable torpeur, un jour! (PS: à propos de la photo:
vous y voyez un "bendir", instrument à
percussion d'Afrique du Nord. En Tunisie, il est aussi le symbole du zèle
aveugle que l'on a pour quelqu'un ou quelque chose).
Peuple ingrat,
aime ton gouvernement sublime
Epris de ton
bonheur et de ta liberté,
Chante ses
illustres bienfaits avec fierté
Et chéris
doucement tes ministres magnanimes !
Dans les rues,
montre ta lyre à la Police !
Même affamé, même
chômeur, chante des vers
A ces militants,
ces héros qui ont souffert
Et qui pour la
Patrie ont bravé mille supplices !
Chante Ben Jaafar,
ce juge redoutable
Et comme Odin armé
du marteau de la Loi,
Chante Marzouki,
doux président et grand roi,
Et Jebali, père
souriant des misérables !
Chantez leurs
combats et leurs luttes éternelles
Et leurs travaux
dont la Tunisie se souvient,
Remerciez vos
élus, citoyennes, citoyens,
Et n’écoutez point
de l’Opposition rebelle
Le noir
croassement, tragique et infâme !
Comme vos frères
qui emplirent de leurs bénédictions
Les vastes rues,
louez, emplis de passion,
Ces poètes rêveurs
amoureux de la femme,
De la Liberté et
de la Patrie souveraine !
Qu’ils règnent,
qu’ils rayonnent, qu’ils éblouissent nos yeux,
Comme l’aurore et
comme le soleil radieux,
Malgré les ombres
claires et les ténèbres vaines !
A genoux, peuple
ennemi de la Démocratie !
Devant l’autel de
tes dieux fléchis tes genoux,
Aime leurs aumônes
et tremble de leur courroux
Et prie pour que
ta nuit par leurs nuées noircie
Soit plus sombre,
car ton jour plein de lumière
Quand il reluira
enfin, sera meilleur,
Et tu t’endormiras
bercé par les lueurs
Et la bouche
récitant toujours des prières !
Par: Mohamed Yosri Ben Hemdène
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