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Ariane au rivage
Ariane, sombres
étaient vos douleurs
Devant cette mer
faite de vos pleurs
Dont chaque flot
raillait votre détresse
Comme si vous
étiez sa maîtresse
Et non celle du
roi au cœur cruel
Qui vous laissa
ainsi, sous le grand ciel.
Debout sur le
ténébreux rivage,
Vous cherchiez
le vaisseau et le visage
De celui qui vous
a trahie, hélas !
Les yeux fermés,
le cœur triste et las,
Vous respiriez
le parfum immense
De la mer sans
fin et sans clémence,
Et vos pieds
roses, frêles et petits,
Par le sable
étaient tout appesantis
Comme s’il
contenait, ma douce reine,
D’invisibles et
de lourdes chaînes !
Vos yeux s’ouvraient
avec désarroi :
La mer et le
rivage et point de roi,
Les flots et la
grève incommensurables
Qui raillaient
une reine misérable !
Et tant vous
gémissiez comme il gémit,
Vous croyiez
être l’océan ennemi.
Par : Mohamed Yosri Ben Hemdène
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La Muse a commencé à soupirer le 08/04/2012. Poèmes publiés sur le Blog : 2209.
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jeudi 10 janvier 2019
Ariane au rivage
dimanche 4 décembre 2016
La colère de Thésée
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La colère de thésée
Pierre-Narcisse Guérin, Phèdre et Hippolyte (1802)
Thésée,
l’œil plein de flammes,
Abusé
par sa femme,
Contemple
son fils et dit :
« Hippolyte,
sois maudit ! »
Pour
sceller son infortune,
Du
vœu que lui doit Neptune,
Il
s’est souvenu, irrité.
Son
fils n’a point mérité,
Certes,
ce châtiment sombre,
Mais
comme une sinistre ombre
La
colère, bandeau noir,
Fourbe,
l’empêche de voir
Les
radieux artifices
De
Phèdre qui au supplice
Condamne
un fils innocent
Dont
elle répand le sang
Et
perce le cœur chaste !
Triste
comme Jocaste
Et
emplie de ses remords,
Prête
à se donner la mort,
Dans
sa main blanche elle tient
Un
couteau et se souvient.
Sa
nourrice lui murmure
Comme
sur une ramure
Un
nocturne et vil corbeau,
La
prière du tombeau.
Hippolyte,
honorable,
D’un
geste vénérable,
En
tremblant du mot final,
Arrête
le tribunal
Sans
oser se défendre,
Ne
daignant rien entendre.
Par: Mohamed Yosri Ben Hemdène
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