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l'éveil du père
Adam, prophète
et patriarche
Fatigué d’une
longue marche,
Soudain réveillé
par le soleil,
A sombré dans un
pesant sommeil.
La terre est
sèche comme sa gorge
Et brûlante
comme un feu de forge,
C’est cela, la
maison des humains !
Il compte avec
les doigts de sa main
Les fleurs sans
parfum et les herbes ;
Il est loin du
Paradis superbe,
Il est loin des
anges et de Dieu !
Le soleil
affreusement radieux
Lui semble un
flambeau sur sa tête,
Dans le printemps
il voit la tempête,
Dans le bonheur
il voit l’affliction
Et dans la
beauté la corruption !
Son épouse dort
depuis l’aurore,
Devant lui des
bêtes qu’il ignore
Passent comme
des spectres rayés,
Il les voit et
en est effrayé ;
Qu’est-ce que ce
déplorable monde ?
Adam, dans sa
tristesse profonde,
Demande pardon à
Dieu, revient
En rêvant à l’Éden
ancien,
Et privé de sa
douce lumière,
Revoit ses anges
et ses rivières.
Par : Mohamed Yosri Ben Hemdène
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La Muse a commencé à soupirer le 08/04/2012. Poèmes publiés sur le Blog : 2210.
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vendredi 24 avril 2020
L'éveil du père
lundi 16 décembre 2019
Barbe alphabétique
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Barbe alphabétique
En contemplant
le ciel, la terre et son arche,
Avant le Déluge
qui va bientôt gronder,
Le vieux Noé,
prophète et patriarche,
D’une immense
pitié voit son cœur inondé ;
Il voit déjà le
monde après la catastrophe,
Ainsi qu’une
poterie brisé par un seul flot,
Comme après un
vers on voit une strophe,
Attentif à la
mer et ses moindres sanglots.
Bientôt, pareille
au feu qui détruit et embrase
Et, inexorable,
à chaque soupir grandit,
La goutte d’eau
fera déborder le vase
Et Noé soupirera :
« Moi, je vous l’avais dit ! »
Sur son arche, à
l’abri du courroux des ondes,
Que dans grande
serre emportera le vent
Et qui pourra
survivre à la fin du monde
Et à d’invisibles
rivages va en rêvant.
Le Déluge éteindra
le soleil et l’étoile
Comme on éteint
dans la nuit un frêle flambeau,
Toute la
création marchera dans un voile,
La nuit est le
linceul, la mer est le tombeau.
Noé voit tout
cela, pareil à un homme ivre
Qui voit de
grands spectres en traversant un brouillard,
Et il tient sa
barbe comme on tient un livre
Et y lit le
destin que comprend son regard.
Par : Mohamed Yosri Ben Hemdène
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Publié par
Mohamed Yosri Ben Hemdène
à
21:50
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