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Le rêve de pandore
Jules Lefebvre, Pandore (1882)
Pandore, vierge
blanche et ingénue,
Sur son rocher
contemplant les noirs flots,
Rêve toute
seule, la nuit venue,
En tenant sa
boîte emplie de sanglots.
Elle ne sait pas
qu’elle fut créée
Par les dieux
terribles et vengeurs ;
Calme et
pourtant sans raison effrayée
Devant l’océan
comme elle songeur,
Elle ne sait pas
que sa sombre boîte
Contient la
Folie, la Passion, la Faim,
Le Vice hagard,
la Misère qui boite
Et d’autres
fléaux sans noms et sans fin,
Et brûle d’ouvrir
cette chose immonde
Dans laquelle
est caché, présent odieux,
Le crépuscule
immense du monde
Qui obscurcira
le soleil radieux !
Une étoile
luisant sur sa tête
Comme dans un
blanc firmament de chair,
Elle ignore que
d’affreuses tempêtes
Grondent dans
son présent fatal et cher,
Et d’un geste
terrible et candide
Sur sa boîte
pose sa blanche main
En entendant
rouler les flots rapides
Et soupirer tous
les maux des humains.
Par: Mohamed Yosri Ben Hemdène
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La Muse a commencé à soupirer le 08/04/2012. Poèmes publiés sur le Blog : 2210.
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lundi 28 novembre 2016
Le rêve de Pandore
vendredi 25 novembre 2016
Thétis et Achille
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thétis et achille
Jules Lefebvre, Thétis consolant Achille (1858)
Pour
consoler son fils inconsolable,
Eploré
et dont le cœur est amer,
Thétis
a traversé la vaste mer
Avec
ses Néréides misérables.
Elle
vient essuyer les sombres larmes
Du
pauvre héros, son enfant chéri,
Qui
pleure Patrocle qui a péri
Et
qui s’apprête à prendre les armes !
Sa
fureur égale à sa tendresse,
Achille
gémit, mais en rugissant
Et
crispant le poing de son bras puissant
Aimant
les coups d’épée et les caresses.
En
tremblant pour lui, sa mère immortelle
Lui
dit : « Mon fils, je comprends tes remords,
Mais
quand Hector mourra, tu seras mort !
Comme
souffrir cette perte cruelle ?
Je
sais que tu brûles de combattre
Hector,
et que tu seras victorieux,
Mais
faut-il périr pour un nom glorieux
Et
que Thétis soit ta marâtre ? »
Et
Achille, d’une voix amère,
Répond :
« Le destin de Troie a changé.
Patrocle
est mort et il sera vengé,
Il
me faut des armes pour demain, mère. »
Par: Mohamed Yosri Ben Hemdène
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jeudi 24 novembre 2016
La mort de Priam
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La mort de priam
Jules Lefebvre, La mort de Priam (1861)
Priam, vieillard
auguste à la barbe blanche,
Faible comme un
oiseau tombé de sa branche,
Les ailes
brisées par les houles de l’hiver,
En vain implore Zeus
et mille dieux divers.
Son roi allant
mourir, toute Troie est morte.
L’ennemi achéen
est entré par la porte
Comme un hôte,
et toute la capitale blême
Frémit des coups
d’Ulysse et de Néoptolème.
Troie s’embrase
soudain, comme un radieux flambeau !
Un soleil s’y
lève, sinistre et pourtant beau,
Elle s’emplit de
sang et s’emplit de cendres ;
On n’a point
écouté Laocoon et Cassandre !
Tout s’enflamme
plus vite, enivré par l’alcool,
La ville
chancelle et on lui coupe le col,
Réveillée tout à
coup de son sommeil sombre
Par les coups
des épées qui reluisent dans l’ombre !
Dans l’épaisse
fumée qui vole des remparts
Les Troyennes
cherchent leurs fils, de toutes parts
On entend de
grands cris ainsi que des prières
Aux dieux et à l’ennemi ;
les dagues meurtrières
Et les longues
épées font un carnage inouï
Tout court dans
le linceul énorme de la nuit !
Le vieux Priam, vaincu
et sentant sa fin proche,
A Néoptolème
vainqueur, cœur de roche,
Dit : « Le
roi est toujours l’ennemi le plus haï ;
Tue-moi autant
de fois que mon pauvre pays. »
Par: Mohamed Yosri Ben Hemdène
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Publié par
Mohamed Yosri Ben Hemdène
à
23:07
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