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thétis et achille
Jules Lefebvre, Thétis consolant Achille (1858)
Pour
consoler son fils inconsolable,
Eploré
et dont le cœur est amer,
Thétis
a traversé la vaste mer
Avec
ses Néréides misérables.
Elle
vient essuyer les sombres larmes
Du
pauvre héros, son enfant chéri,
Qui
pleure Patrocle qui a péri
Et
qui s’apprête à prendre les armes !
Sa
fureur égale à sa tendresse,
Achille
gémit, mais en rugissant
Et
crispant le poing de son bras puissant
Aimant
les coups d’épée et les caresses.
En
tremblant pour lui, sa mère immortelle
Lui
dit : « Mon fils, je comprends tes remords,
Mais
quand Hector mourra, tu seras mort !
Comme
souffrir cette perte cruelle ?
Je
sais que tu brûles de combattre
Hector,
et que tu seras victorieux,
Mais
faut-il périr pour un nom glorieux
Et
que Thétis soit ta marâtre ? »
Et
Achille, d’une voix amère,
Répond :
« Le destin de Troie a changé.
Patrocle
est mort et il sera vengé,
Il
me faut des armes pour demain, mère. »
Par: Mohamed Yosri Ben Hemdène
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La Muse a commencé à soupirer le 08/04/2012. Poèmes publiés sur le Blog : 2210.
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vendredi 25 novembre 2016
Thétis et Achille
mardi 17 avril 2012
Combat nocturne (poème épique)
Combat nocturne
Ce poème épique m'a été inspiré par une lecture de l'Iliade,
mais aussi en regardant le film "Troie", réalisé par Wolfgang Petersen.
La séquence extraite du film en question et que vous pouvez voir en cliquant
sur la vidéo (en bas de l'article) m'a particulièrement passionné.
La nuit est morne
et le ciel est sombre,
Sans les voir, on
entend dans l’ombre
Les rugissements
des puissants guerriers
Qui se battent
sans chars et sans destriers
Près de la grève
et sur les dunes,
Eclairés par les
rayons de la lune,
Pareils à des
bêtes fauves, corps à corps,
Acharnés, sans
merci et sans remords !
Les bras sont las
et les gorges sont sèches,
Dans le champ de
bataille il pleut des flèches,
Et la terre est
devenue firmament !
Des armes les
soldats sont les amants,
Se souvenant
peut-être de leurs femmes,
Ils embrassent les
lances et caressent les lames,
Sinistres
amours ! Depuis dix ans,
Appesantis par les
casques pesants
Et par le fardeau
de leurs armures,
Ils s’endorment
emplis de blessures
Sous leurs tentes
trouées qu’assaille le vent
Dans leur
ténébreuse solitude rêvant
De leurs doux
foyers, de leur douce patrie
Et de leurs
épouses amoureuses qui prient
Pour qu’ils
reviennent, en lorgnant les mâts,
Ennemies des affres
d’un cruel combat,
Eplorées comme des
veuves, et déjà lasses
De contempler
toutes les voiles qui passent
Le sang des héros
empourpre la mer
Dont les ondes, à
tant de guerriers fatales,
Sont rouges comme
des rouges pétales.
Ô, Muse, pour qui
se battent-ils sans frémir ?
Pour une beauté
qui ne peut dormir,
Hélène, épouse de
Ménélas, ravie
Par Pâris, et que
mille rois envient
A son triste et
inconsolable époux
Qui vient à Troie,
sombre et plein de courroux,
Assaillir les
Troyens et Aphrodite
Et cette forteresse
par Zeus maudite
Qui lui cache le
sourire radieux
De sa femme
amoureuse, aimée des dieux !
Le firmament est
blanchi par l’aurore ;
Que font ces
guerriers ? Ils se battent encore !
Robustes comme
leurs boucliers, ces lions
Rêvent d’emplir
leurs coupes à Ilion
Du vin béni de la
douce victoire,
Bercés par les
lyres éprises de leur gloire
Et qui bénissent
leurs travaux éternels
Avec leurs chants
qui bénissent le ciel !
Troie, scène de combat nocturne
Par: Mohamed Yosri Ben Hemdène
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