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le brumeux et le terrible
Souvent, notre pâle conscience,
Comme un défunt de son linceul,
Se voile d’une brume immense,
Quand nous sommes pensifs et seuls.
Nous allons alors dans une ombre
Plus pesante que l’univers
Qui devient aussi vaste et sombre
Qu’un long et ténébreux hiver ;
Nous voyons les frêles choses
Dans un miroir lointain, cassé,
Les pétales sans voir la rose,
Les souvenirs sans voir le passé ;
Le ciel devient un grand nuage.
Couteau rouillé la nuit tiré,
Il terrifie même les sages ;
De leurs doutes nombreux paré,
Ils deviennent ses étoiles,
Et dans cette insondable mer
Les sages voient, comme des voiles,
Errer leurs questionnements amers
Et les spectres des théories
Hurler dans leurs immenses tours
Jusqu’à rendre l’homme qui prie
À ses propres prières sourd.
Par : Mohamed Yosri Ben Hemdène
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La Muse a commencé à soupirer le 08/04/2012. Poèmes publiés sur le Blog : 2209.
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vendredi 17 avril 2020
Le brumeux et le terrible
Publié par
Mohamed Yosri Ben Hemdène
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22:54
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samedi 27 janvier 2018
Conte: Le terrible Pommelé (Partie IX)
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CONTE: LE TERRIBLE POMMELÉ (PARTIE ix)
IX. Comment Kilian parvint enfin à épouser la
princesse
Les deux rivaux chargent, la lutte est
sans pitié ;
Ils se mordent, se frappent avec
inimitié,
Pommelé est protégé grâce aux peaux
épaisses,
Toutefois, contre le seul de son espèce.
La flamme du goudron s’élève ;
Kilian
Descend rapidement, tremblant mais
vaillant,
Enlève la bride de Pommelé, va la mettre
Sur l’autre cheval dont il devient le
maître,
Vaincu, il se laisse dompter sans nul
courroux,
Aussi docile qu’un mouton et aussi doux.
Les deux chevaux sont l’un à l’autre si
semblables,
Aussi grands tous les deux et aussi
formidables,
Que seul leur maître peut maintenant les
distinguer.
Kilian revient, fou de joie, encore
briguer
La main de sa belle, sûr de sa réussite.
Le roi en est ébloui. Toutefois il
médite
Et dit à Kilian : « C’est
un superbe cheval
Qui convient à ma fille, auguste et triomphal.
Je vous en remercie. Mais il faut que je
sache
Si vous méritez ma fille : qu’elle
se cache
Deux fois et que vous la trouviez, et
vous aussi.
En trouvant ma fille vous aurez réussi,
Mais vous échouerez si c’est elle qui
vous trouve. »
« Encore une épreuve ! Tant d’exploits
vous prouvent
Pourtant mon mérite ! s’écrie
Kilian, fâché.
Je vais vous obéir, pourtant et me
cacher
Si bien, que nul ne me trouvera. J’espère
Que cette épreuve va être la dernière. »
La princesse se change aussitôt en
canard
Et se pose au bord d’un étang, loin des
regards.
Pommelé dit à Kilian cette métamorphose,
Il la trouve ; morceau de pain, on
la pose
Sur la table, et Kilian la trouve de
nouveau.
A son tour maintenant. Il parle à ses
chevaux
Pour qu’ils lui prodiguent leurs
conseils, puis se change
En puceron, suivant leur idée étrange,
Et se cache dans le naseau de son cheval.
La princesse cherche, cherche, en vain.
L’animal
Sourit ; Kilian se change en
globule de terre
Et se cache à l’instant sous une grosse
pierre.
La princesse est vaincue, comme le roi
surpris,
Kilian l’épouse, et ils sont l’un de l’autre
épris.
[FIN DU CONTE: LE TERRIBLE POMMELÉ]
Par : Mohamed Yosri Ben Hemdène
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jeudi 25 janvier 2018
Conte: Le terrible Pommelé (Partie VIII)
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CONTE: LE TERRIBLE POMMELÉ (PARTIE VIII)
VIII. Les prescriptions de Pommelé avant la lutte
contre son adversaire
Pommelé, sans qu’il ne se lasse,
franchit encore
Cent forêts, cent ravins, cent cieux,
jusqu’à l’aurore.
Tout à coup il s’arrête et tout à coup
hennit.
« Entendez-vous ceci ? »
« Oui, c’est vaste, infini !
Répond Kilian. C’est un hennissement, il
me semble,
Qui répond puissamment au tien, et j’en
tremble. »
« Vous l’entendrez encore et ne
l’oublierez pas. »
Le même hennissement répond avec fracas,
Vingt lieues plus loin, plus fort et plus
formidable,
A celui de Pommelé, grand cri
insondable.
« Vite, dit Pommelé, il vous faut
me couvrir
Avec les peaux de bœufs, et ce tonneau
l’ouvrir
Et le répandre par terre. Montez ensuite
Sur ce sapin, et ne prenez pas la
fuite :
Le cheval demandé par le roi va venir,
Lui et moi nous allons lutter, rugir,
hennir,
De ses grands naseaux vont jaillir des
étincelles
Qui mettront le feu au goudron ;
voyez icelles :
Si la flamme tombe, je suis vaincu ou
mort,
Mais si elle monte, j’ai été le plus
fort,
Descendez du sapin, prenez alors ma
bride
Après avoir ôté rapidement ma nébride,
Et mettez la bride sur lui. N’ayez pas
peur,
Il sera docile si je suis le
vainqueur. »
Kilian obéit en tremblant. L’adversaire
De Kilian vient, avec un bruit de
tonnerre,
Courroucé, indompté, hennissant,
rugissant,
Et il est aussi grand que Pommelé et
puissant ;
La lutte, furieuse, sur-le-champ
commence,
Et les deux ennemis se battent sans
clémence.
[A SUIVRE]
Par : Mohamed Yosri Ben Hemdène
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dimanche 21 janvier 2018
Conte: Le terrible Pommelé (Partie VII)
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CONTE: LE TERRIBLE POMMELÉ (PARTIE VIi)
VII. Kilian et Pommelé affrontant de nouveaux
hasards, plus grands que les autres
Kilian à son cheval dit : « Hélas,
cher Pommelé,
Je crois que le Destin maintenant a
parlé :
Il faut donc que j’oublie ma belle
princesse
Et son père qui ne tient point ses
promesses
Et se permet de les oublier car il est
roi !
Jamais je ne trouverai un cheval tel que
toi. »
« Ce cheval existe, mais il est
indocile,
Et le trouver n’est point une tâche
facile,
Réplique Pommelé, il habite l’enfer.
Il me faudra deux fois plus d’acier et
de fer,
Il faut que mes sabots soient comme des
serres,
Douze sacs de seigle et d’orge,
nécessaires,
Ainsi que douze bœufs pour ma quête
égorgés
Avec douze cents clous pointus et bien
forgés
Dans leur peau, et enfin, chose fort
importante,
Un tonneau de goudron ». Après cinq
jours d’attente,
Tous ses préparatifs sont faits. Sur son
cheval
Kilian monte, tel un guerrier triomphal.
Le cheval court, court, court ;
commençant son voyage,
Il semble chercher un port dans les
nuages.
Pommelé dit tout à coup à son maître
surpris :
« Entendez-vous ce bruit ? »
« Oui, on dirait un cri
Terrible, qui nous suit dans les vastes
nuées
Par quelque chose de lugubre remuées ! »
Répond Kilian. « Ce sont de féroces
oiseaux
Voulant nous arrêter. Avec ces grands
ciseaux
Faites un trou dans les sacs de seigle
et d’orge. »
Grondant comme un fer tout chaud dans
une forge
Frappé par le marteau, les oiseaux
infernaux
Veulent les encercler comme le doigt l’anneau,
Mais ils voient le seigle et l’orge, et
ces créatures
Oublient leurs victimes et se mettent à
manger,
Et Pommelé et Kilian s’éloignent du
danger.
[A SUIVRE]
Par : Mohamed Yosri Ben Hemdène
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vendredi 19 janvier 2018
Conte: Le terrible Pommelé (Partie VI)
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CONTE: LE TERRIBLE POMMELÉ (PARTIE Vi)
VI. Les deux épreuves suivantes
Kilian, que cette épreuve inattendue
fâche,
A son cheval Pommelé dit sa nouvelle
tâche.
Pommelé lui répond : « Je puis
les émacier,
Soixante livres de fer ainsi que d’acier
Me seront toutefois, maître,
nécessaires. »
Pommelé est ainsi ferré, l’allure fière.
Il frappe avec force les rocs cachant le
ciel
Et il les fait tomber avec un fracas tel
Qu’on pense que l’azur lui-même se
brise.
Aussitôt tombée la grande muraille
grise,
Le soleil éclaire de nouveau le palais
Comme un vaste flambeau ou un fleuve de
lait,
Tout radieux, apportant la paix et la
lumière.
« Je vous ai obéi, le soleil vous
éclaire,
Dit Kilian au roi, allez-vous honorer
Votre promesse, enfin, et vouloir
déclarer
Que je suis désormais l’époux de la
princesse ? »
Le roi hésite un peu, réfléchit,
s’embarrasse,
Puis répond à Kilian : « Vous
avez accompli,
Votre mission, mais un devoir n’est pas
rempli
Envers ma fille : avant que d’aller
à l’église,
Le jour de son mariage elle doit être
assise
Sur un cheval aussi beau que le vôtre et
grand. »
« Encore une épreuve !
Pourtant, en vous offrant
Mon aide, vous vouliez uniquement que je
sauve
Votre chère fille de ce Trolle fauve !
S’écrie Kilian, je l’ai fait, j’ai fait
mon devoir,
Car j’aime votre fille et je veux la
revoir
Et l’épouser, et je ferai tout pour elle !
Mais votre hésitation est absurde et
cruelle,
Vous avez abusé beaucoup de ma bonté. »
« Voulez-vous ma fille ? Telle
est ma volonté. »
Répond froidement le roi, et Kilian se
lamente
Et va dire à Pommelé ce qui le
tourmente.
[A SUIVRE]
Par : Mohamed Yosri Ben Hemdène
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mardi 16 janvier 2018
Conte: Le terrible Pommelé (Partie V)
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CONTE: LE TERRIBLE POMMELÉ (PARTIE V)
V. Les deux premières épreuves auxquelles Kilian fut
soumis
Pommelé est ferré comme il l’a demandé.
Le péril, par tant de héros appréhendé,
Ne l’empêche pas de se rendre bien vite
Au mont où le Trolle ravisseur habite,
Aussi droit et poli qu’une glace et un
mur,
A l’aspect ténébreux, effrayant et dur.
Sur les parois Pommelé rapidement s’élance
Comme le tonnerre des cieux, avec
violence ;
Il s’élance une autre fois en faisant le
bruit
D’une chaîne de rocs qui s’écroule sous
lui ;
Une troisième fois, il atteint la cime
Du mont maudit, pareille à un fond d’abîme.
Kilian aperçoit la princesse, pleurant
Dans une sombre grotte, et aussitôt s’y
rend,
Prend la princesse dans ses bras et l’espère,
La met sur la selle et la ramène à son
père.
Le roi est fou de joie d’enfin la revoir
Et il doit lui aussi faire son devoir
Et accomplir sans plus tarder sa
promesse
D’accorder à Kilian la main de la
princesse
Et lui offrir de son royaume la moitié.
Ses jaloux courtisans sans honneur ni
pitié
Le préviennent contre Kilian, il les
écoute
De son honorable gendre à cause d’eux
doute
Et veut lui imposer une autre épreuve. « Avant
Que le mariage ait lieu, dit-il en se
levant,
Je voudrais profiter de la douce lumière
Du soleil radieux qui à peine m’éclaire
A cause de cette collection de rochers.
Abattez-la. » « Comment !
s’écrie Kilian fâché,
Pourquoi n’honorez-vous pas votre
promesse ?
J’aime toutefois votre fille, et je
confesse
Que pour elle je peux braver tous les
dangers,
Abattre tous les rocs, ensuite les
ranger. »
[A SUIVRE]
Par : Mohamed Yosri Ben Hemdène
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mercredi 10 janvier 2018
Conte: Le terrible Pommelé (Partie IV)
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CONTE: LE TERRIBLE POMMELÉ (PARTIE iv)
IV. La mission que Kilian se vit obligé d’accomplir
Tout le palais était jaloux de la gloire
De Kilian, et empli de pensées noires,
Et tous passaient leur temps à toujours
méditer
Comment la lui voler et le discréditer.
Un jour on dit au roi qu’avec vantardise
Le nouveau racontait la sombre couardise
De tous les chevaliers du roi, et qu’il
pouvait
Terrasser le Trolle ainsi qu’il se
devait.
Le roi le convoqua. « Mets-toi à l’ouvrage ;
Puisque tu dis avoir la force et le
courage
De terrasser le Trolle et de pouvoir
sauver
Ma fille, eh bien ! tu dois le
faire et le prouver.
Commanda-t-il, si tu connais la réussite,
Je te donnerai ma fille Marguerite ;
En revanche, si tu échoues, tu seras
mort. »
En vain Kilian dit qu’il n’était pas
assez fort
Pour terrasser un Trolle, et avec
surprise
Qu’il n’avait point pensé à cette
entreprise,
Le roi ne voulut rien entendre, et il
était
Obligé d’obéir, alors, et s’inquiétait.
Il va dire à son cher cheval : « Le
roi me somme
De sauver sa fille, non des griffes d’un
homme,
Mais d’un Trolle qui l’a capturée !
Mon ami,
Voilà une mauvaise affaire, et j’en
frémis. »
Pommelé lui répond calmement : « Mon
maître,
Ne vous inquiétez point, je ne puis
permettre
De vous perdre, et pour vous je braverai
l’enfer.
Mais il faut quarante livres d’acier et
fer
Pour me ferrer les pieds, pour que le
roi puisse
Revoir sa fille, et pour que tout nous
réussisse. »
[A SUIVRE]
Par : Mohamed Yosri Ben Hemdène
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lundi 8 janvier 2018
Conte: Le terrible Pommelé (Partie III)
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CONTE: LE TERRIBLE POMMELÉ (PARTIE III)
III. Le retour de Kilian et de Pommelé chez le roi
A ses frères Kilian dit : « Je
vais vous donner
Mes juments, que je veux bien vous
abandonner,
– Vous voyez qu’elles sont fort grandes
et belles
Et qu’aux ordres elles ne sont point
rebelles –
Pourvu que vous ferriez Pommelé, mon
cheval
Comme il sied, frères, à un si bel
animal,
Et lui donniez une bride et une selle
Qui soient des plus grandes ainsi que
des plus belles. »
Cette proposition obtint leur
consentement.
Pommelé fut ferré en deux jours
adroitement
Et de telle sorte qu’il faisait
jusqu’aux nues
Voler des rocs fort lourds au-delà de la
vue.
Sa bride et sa selle étaient faites en
or.
« Mon maître, le palais du roi se
trouve au nord,
Dit à Kilian cette étrange créature,
Il me faut un logis et de la nourriture,
Faites que je les aie. » Ils s’en
vont tous les deux.
Le roi les voit, à sa fenêtre ;
étonné d’eux,
Il s’écrie : « Quelle étrange
et belle monture,
Que je n’ai jamais vue dans mes
aventures ! »
Kilian lui demande : « Souffrez-vous
donc, mon roi,
Que votre serviteur réobtienne un emploi ? »
« Certainement », répond le
roi. « Donc je vous prie
De trouver pour Pommelé une grande écurie
Et de faire en sorte qu’il soit très
bien nourri. »
« Votre charmant cheval ne sera
point marri :
Pour lui seul il aura, si je le
commande,
Mon écurie la plus belle et la plus
grande,
Et mangera l’herbe fraîche cueillie pour
lui
Et la meilleure avoine, à l’aspect qui
reluit. »
[A SUIVRE]
Par : Mohamed Yosri Ben Hemdène
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samedi 6 janvier 2018
Conte: Le terrible Pommelé (Partie II)
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CONTE: LE TERRIBLE POMMELÉ (PARTIE II)
II. Ce que Kilian fit de son humble héritage
Kilian trouve douze juments broutant
l’herbe
Sur la colline, et douze poulains
superbes
Dont un se distingue par sa force et
l’éclat
De sa longue et chaste robe. « Que
vois-je là ?
S’écrie Kilian, quelle beauté altière,
Petit cheval à la grande crinière ! »
« Merci, répond l’étrange animal,
toutefois
Je serai beaucoup plus fort et beau si
je bois
Le lait de ces douze juments, et si,
maître,
Vous tuez ces poulains pour me voir
renaître. »
Ce fut fait. L’année finie, le cheval
appelé
Par son maître, en raison de sa couleur,
Pommelé,
Devint si grand qu’on ne parvenait pas
sans peine
A monter sur son dos aussi haut qu’une
haleine,
Et qu’on l’eût cru un mont, tellement il
était plein ;
Chaque jument avait de nouveau son
poulain.
A son maître Pommelé fit la même demande.
Sa crinière devint comme la mer grande
Et sa peau reluisait comme un radieux
soleil
Qui emplit de ses feux le firmament
vermeil ;
Pour qu’on pût le monter, il devait se
mettre,
En courbant les genoux, sur le sol, à
plat ventre.
Pommelé était enfin tout prêt à partir
loin
De son vert pâturage, et en avait
besoin.
Les frères de Kilian devant cette
merveille
De la création, à nulle autre pareille,
Demeurèrent bouche bée et étaient éblouis :
Comment donc leur cadet, le petit
Kilian, lui !
Pouvait-il posséder cette belle furie
Que le roi n’avait point eue dans ses
écuries ?
[A SUIVRE]
Par : Mohamed Yosri Ben Hemdène
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