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le brumeux et le terrible
Souvent, notre pâle conscience,
Comme un défunt de son linceul,
Se voile d’une brume immense,
Quand nous sommes pensifs et seuls.
Nous allons alors dans une ombre
Plus pesante que l’univers
Qui devient aussi vaste et sombre
Qu’un long et ténébreux hiver ;
Nous voyons les frêles choses
Dans un miroir lointain, cassé,
Les pétales sans voir la rose,
Les souvenirs sans voir le passé ;
Le ciel devient un grand nuage.
Couteau rouillé la nuit tiré,
Il terrifie même les sages ;
De leurs doutes nombreux paré,
Ils deviennent ses étoiles,
Et dans cette insondable mer
Les sages voient, comme des voiles,
Errer leurs questionnements amers
Et les spectres des théories
Hurler dans leurs immenses tours
Jusqu’à rendre l’homme qui prie
À ses propres prières sourd.
Par : Mohamed Yosri Ben Hemdène
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La Muse a commencé à soupirer le 08/04/2012. Poèmes publiés sur le Blog : 2209.
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vendredi 17 avril 2020
Le brumeux et le terrible
Publié par
Mohamed Yosri Ben Hemdène
à
22:54
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