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samedi 6 janvier 2018

Conte: Le terrible Pommelé (Partie II)

CONTE: LE TERRIBLE POMMELÉ (PARTIE II)


II. Ce que Kilian fit de son humble héritage

Kilian trouve douze juments broutant l’herbe
Sur la colline, et douze poulains superbes
Dont un se distingue par sa force et l’éclat
De sa longue et chaste robe. « Que vois-je là ? 
S’écrie Kilian, quelle beauté altière,
Petit cheval à la grande crinière ! »
« Merci, répond l’étrange animal, toutefois
Je serai beaucoup plus fort et beau si je bois
Le lait de ces douze juments, et si, maître,
Vous tuez ces poulains pour me voir renaître. »
Ce fut fait. L’année finie, le cheval appelé
Par son maître, en raison de sa couleur, Pommelé,
Devint si grand qu’on ne parvenait pas sans peine
A monter sur son dos aussi haut qu’une haleine,
Et qu’on l’eût cru un mont, tellement il était plein ;
Chaque jument avait de nouveau son poulain.
A son maître Pommelé fit la même demande.
Sa crinière devint comme la mer grande
Et sa peau reluisait comme un radieux soleil
Qui emplit de ses feux le firmament vermeil ;
Pour qu’on pût le monter, il devait se mettre,
En courbant les genoux, sur le sol, à plat ventre.
Pommelé était enfin tout prêt à partir loin
De son vert pâturage, et en avait besoin.
Les frères de Kilian devant cette merveille
De la création, à nulle autre pareille,
Demeurèrent bouche bée et étaient éblouis :
Comment donc leur cadet, le petit Kilian, lui !
Pouvait-il posséder cette belle furie
Que le roi n’avait point eue dans ses écuries ?

[A SUIVRE]


Par : Mohamed Yosri Ben Hemdène

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