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Le cercueil des baleines
Comme la terre,
les bois et le firmament,
La mer
appesantie de nos immondices
Maudit la race
humaine et gémit sombrement
En contant ses
malheurs et ses préjudices.
Ses belles
perles sont noires comme la nuit,
Ses coraux sont
comme rongés par la vérole,
Elle cherche en
vain le rivage et en vain fuit
Le poison, le
plastique ainsi que le pétrole,
Qui viennent l’assiéger
et viennent l’envahir.
Cette douce mer,
tant chantée par les poètes,
Comme peut-elle,
donc, ne point nous haïr
Et ne point nous
châtier avec ses tempêtes ?
Léandre y eût
péri avant de voir Héro,
Elle eût
épouvanté les monstres de Messine,
Jason et Ulysse,
tous les vaillants héros,
Avec ses flots
souillés et son onde assassine !
Elle porte dans
ses entrailles nos déchets
Qu’elle s’évertue
à jeter sur la grève,
Et souvent ses
bêtes mortes et nos sachets
Sortent de ses
ondes comme un mauvais rêve,
D’égarer nos
vaisseaux elle supplie le vent
Et elle implore
de s’éteindre les étoiles,
Et conjure l’écueil,
son fidèle servant,
De déchirer, la
nuit, nos errantes voiles.
Par : Mohamed Yosri Ben Hemdène
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La Muse a commencé à soupirer le 08/04/2012. Poèmes publiés sur le Blog : 2209.
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lundi 25 novembre 2019
Le cercueil des baleines
mardi 21 mai 2019
Le crâne de la sirène
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le crâne de la sirène
Je nage souvent
dans ma propre vie
Comme dans un
ténébreux océan
Dont le fond est
plein de débris géants,
De doux billets
et de lettres suivies,
D’épaves de
romans et de poèmes,
Restes se
décomposant lentement
De mes fausses
couches et avortements,
Créatures difformes
que j’aime ;
D’épées cassées,
de vieilles armures,
De boucliers où
pousse le corail,
De factures et
de contrats de bail
Et de statues
périmées et impures.
Jusqu’au fond
que le souvenir pollue ,
En retenant mon
souffle et en rêvant,
Dans ma propre
vie je nage souvent.
Combien de
choses écrites et lues !
Combien de
choses qu’on distingue à peine !
Ma vie, c’est
donc ce sale dépotoir
Où mes jouets d’enfants,
que je peux voir,
Sont avec le
crâne d’une sirène.
La vie est un
océan où on passe,
Et nous sommes
tous des nageurs amers !
Nos rêves sont
morts au fond de la mer
Qui les jette
partout et les casse.
Par : Mohamed Yosri Ben Hemdène
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