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LES témoins Nous vous avons établis, ô peuples d’élus ! pour rendre le témoignage contre le reste des nations, comme votre apôtre le rendra contre vous. Nous avons changé le lieu vers lequel vous priez, afin de distinguer ceux qui suivent l’envoyé de Dieu, de ceux qui retournent à l’infidélité. Ce changement n’est pénible que pour celui que n’éclaire point la lumière divine. Le Seigneur ne laissera point votre foi sans récompense. Il est clément et miséricordieux. (Coran, 2, 143) Un cercueil passe, sur les épaules porté, Près du Prophète et ses compagnons, escorté De leurs bénédictions, car l’âme était pieuse. Le Prophète dit une chose mystérieuse : « Il est sien ». Un autre cercueil ayant passé, Le mort était impie, et il est pourchassé Par les malédictions. « Il est sien », répète Le Messager de Dieu. Omar s’écrie : « Prophète, Qu’est-ce qui est donc sien ? Pour les deux tu l’as dit. » « Pour le premier, répond-il, c’est le Paradis ; Quant au deuxième, l’enfer est son partage, Car Dieu a entendu votre témoignage. Sachez que vous êtes sur terre ses témoins, |
La Muse a commencé à soupirer le 08/04/2012. Poèmes publiés sur le Blog : 2209.
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samedi 19 juin 2021
Les Témoins
lundi 25 novembre 2019
Le cercueil des baleines
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Le cercueil des baleines
Comme la terre,
les bois et le firmament,
La mer
appesantie de nos immondices
Maudit la race
humaine et gémit sombrement
En contant ses
malheurs et ses préjudices.
Ses belles
perles sont noires comme la nuit,
Ses coraux sont
comme rongés par la vérole,
Elle cherche en
vain le rivage et en vain fuit
Le poison, le
plastique ainsi que le pétrole,
Qui viennent l’assiéger
et viennent l’envahir.
Cette douce mer,
tant chantée par les poètes,
Comme peut-elle,
donc, ne point nous haïr
Et ne point nous
châtier avec ses tempêtes ?
Léandre y eût
péri avant de voir Héro,
Elle eût
épouvanté les monstres de Messine,
Jason et Ulysse,
tous les vaillants héros,
Avec ses flots
souillés et son onde assassine !
Elle porte dans
ses entrailles nos déchets
Qu’elle s’évertue
à jeter sur la grève,
Et souvent ses
bêtes mortes et nos sachets
Sortent de ses
ondes comme un mauvais rêve,
D’égarer nos
vaisseaux elle supplie le vent
Et elle implore
de s’éteindre les étoiles,
Et conjure l’écueil,
son fidèle servant,
De déchirer, la
nuit, nos errantes voiles.
Par : Mohamed Yosri Ben Hemdène
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dimanche 17 novembre 2019
Corps et cercueils
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Corps et cercueils
J’ai vu maintes
fois les corps sans âmes
D’êtres que j’aimais
et qui m’étaient chers,
Flambeaux dont
la mort a éteint la flamme
Comme un orage
tourmentant la mer.
Ils avaient tous
le visage livide,
Bleu et
ténébreux et presque étoilé,
Et semblaient,
en s’en retournant au vide,
D’un insondable
mystère voilés,
Appesantis d’un
linceul énorme
Qui portait
lui-même un parfum pesant,
Ils quittaient
le monde de la forme
Pour être mangés
par les vers luisants
Et devenir
souvenir, pensée, idée,
Dans mon esprit comme
eux immatériel,
Et dans mon
imagination ridée
Un peu de
printemps et un peu de ciel.
Le temps détruit
les choses les plus pures,
Hélas !
jetant, comme des déchets vils,
Tous les noms
que la nuit on murmure
Dans des
gouffres infinis et subtils,
Il ne reste que
ce moment terrible
Où l’on a
entendu le sombre bruit
De la terre qui
tombe, impassible,
Sur nos morts,
comme tombe un vieux fruit.
Par : Mohamed Yosri Ben Hemdène
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