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l'éveil du père
Adam, prophète
et patriarche
Fatigué d’une
longue marche,
Soudain réveillé
par le soleil,
A sombré dans un
pesant sommeil.
La terre est
sèche comme sa gorge
Et brûlante
comme un feu de forge,
C’est cela, la
maison des humains !
Il compte avec
les doigts de sa main
Les fleurs sans
parfum et les herbes ;
Il est loin du
Paradis superbe,
Il est loin des
anges et de Dieu !
Le soleil
affreusement radieux
Lui semble un
flambeau sur sa tête,
Dans le printemps
il voit la tempête,
Dans le bonheur
il voit l’affliction
Et dans la
beauté la corruption !
Son épouse dort
depuis l’aurore,
Devant lui des
bêtes qu’il ignore
Passent comme
des spectres rayés,
Il les voit et
en est effrayé ;
Qu’est-ce que ce
déplorable monde ?
Adam, dans sa
tristesse profonde,
Demande pardon à
Dieu, revient
En rêvant à l’Éden
ancien,
Et privé de sa
douce lumière,
Revoit ses anges
et ses rivières.
Par : Mohamed Yosri Ben Hemdène
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La Muse a commencé à soupirer le 08/04/2012. Poèmes publiés sur le Blog : 2209.
vendredi 24 avril 2020
L'éveil du père
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