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l'humain nostalgique
La mer, gouffre
profond et humide,
Nous attire
comme un aimant le fer,
Car nous aimons
tout ce qui est amer
Et, bien plus
que l’absolu, le vide ;
Nous l’aimons car
elle est dangereuse,
Car elle met nos
voiles à genoux !
Nous aimons ce
qui est plus fort que nous
Et enlacer la
mort ténébreuse !
L’homme
retrouve, caché dans les ondes,
Ces nuages de ce
deuxième ciel,
La paix douce du
ventre maternel
Où il était
avant d’être au monde,
La mer, pareille
à un linceul énorme,
Enveloppe son
corps agile et nu,
Bien que l’au-delà
lui soit inconnu,
Il le comprend
en l’absence des formes !
Comme on caresse
une femme fidèle,
Il la caresse,
cette mer sans fin
Qui fuit et
revient avec ses parfums
En agitant ses
invisibles ailes !
Il revoit ses
souvenirs innombrables
Dans ce miroir
poli et silencieux
Qui reluit avec
force sous les cieux,
À la fois
radieux et redoutable !
Par : Mohamed Yosri Ben Hemdène
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La Muse a commencé à soupirer le 08/04/2012. Poèmes publiés sur le Blog : 2209.
vendredi 8 mai 2020
L'humain nostalgique
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