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clinique frénétique
Ce monde est une
clinique
Où les malades
sans sommeil
Hurlent sous le
radieux soleil
Épris de cette
musique.
L’un va au
travail qu’il déteste,
Accablé de ses
vastes fers,
Et chaque jour
est un enfer
Et un abîme
funeste,
L’autre d’un
café à l’autre erre
Pareil à un
vaisseau perdu
Dans les
sentiers des flots ardus
Et qui ne trouve
pas la terre,
L’un pense à
déclarer sa flamme
À l’objet de son
sombre amour,
Et reformule
tout le jour
La même phrase
dans son âme,
L’autre songe à
sa famille
Qu’il doit aimer
et doit nourrir,
À ce qu’il ne
pourra offrir
À son fils et à
sa fille,
Et de la folie
la tempête
Ainsi qu’un
grand tigre aliéné,
Crie dans le
cerveau condamné
Du monde qui se
répète.
Par : Mohamed Yosri Ben Hemdène
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La Muse a commencé à soupirer le 08/04/2012. Poèmes publiés sur le Blog : 2209.
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dimanche 22 décembre 2019
Clinique frénétique
Publié par
Mohamed Yosri Ben Hemdène
à
00:42
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poème,
poésie,
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tunisie
dimanche 16 juin 2019
Le tambour clinique
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le tambour clinique
Lentement notre corps, frêle comme une
âme,
Flambeau dont l’orage qui gronde éteint
la flamme,
S’affaiblit et s’éteint, supplicié par
le sort
Qui casse tout ce qui est beau, et
grand, et fort !
Notre corps, terrassé soudain, sans
crier gare,
De ses imperfections gémit et s’effare,
Assailli comme Ilion de mille maux
divers,
Son printemps tout radieux devient un
sombre hiver,
Il tombe de la pluie de ses pluies
ouvertes !
Nous sommes des mortels : c’est une
découverte
Et ce n’est point un fait. La jeunesse,
en rêvant,
Passe comme passent les ruisseaux et le
vent,
Éprise de la vie, des joies, des
mensonges,
Mais la vieillesse est sans amis et
toujours songe,
Seule dans son bouge sale et mal
fréquenté,
Et elle se souvient du passé enchanté
Avec ses billets doux et ses bouquets de
roses
Au milieu des rides et malgré les
arthroses !
Par : Mohamed Yosri Ben Hemdène
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