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le tambour clinique
Lentement notre corps, frêle comme une
âme,
Flambeau dont l’orage qui gronde éteint
la flamme,
S’affaiblit et s’éteint, supplicié par
le sort
Qui casse tout ce qui est beau, et
grand, et fort !
Notre corps, terrassé soudain, sans
crier gare,
De ses imperfections gémit et s’effare,
Assailli comme Ilion de mille maux
divers,
Son printemps tout radieux devient un
sombre hiver,
Il tombe de la pluie de ses pluies
ouvertes !
Nous sommes des mortels : c’est une
découverte
Et ce n’est point un fait. La jeunesse,
en rêvant,
Passe comme passent les ruisseaux et le
vent,
Éprise de la vie, des joies, des
mensonges,
Mais la vieillesse est sans amis et
toujours songe,
Seule dans son bouge sale et mal
fréquenté,
Et elle se souvient du passé enchanté
Avec ses billets doux et ses bouquets de
roses
Au milieu des rides et malgré les
arthroses !
Par : Mohamed Yosri Ben Hemdène
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La Muse a commencé à soupirer le 08/04/2012. Poèmes publiés sur le Blog : 2209.
dimanche 16 juin 2019
Le tambour clinique
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