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dimanche 28 janvier 2024

Larkus, Hibou de la Fatalité

larkus, hibou de la fatalité

Larkus, sur sa branche,
Contemple sans répit
L'immensité blanche
Et toujours il sourit

Des prétentions humaines,
Des sombres vanités,
De la gloire vaine,
Dans les infinités ;

Des couronnes blêmes,
Des trônes, ces cercueils,
De l'homme qui sème
Et récolte le deuil ;

Des rêves innombrables,
Des mensonges nombreux,
Se tous les misérables,
De tous les miséreux ;

De ce que notre espèce
Conçoit, brave et construit.
Et avec paresse,
Il s'endort dans la nuit.


Par : Mohamed Yosri Ben Hemdène

samedi 25 janvier 2020

Paralysie de la fatalité

paralysie de la fatalité

Malgré nos espoirs et nos analyses,
Tous les deux infinis, tous les deux vains,
Le Destin railleur nous paralyse
Comme un fer à nos pieds et à nos mains.

Les heures sont des têtes de Méduse
Qui regardent notre vie fixement
Et de nos joies et nos tourments s’amusent
En comptant nos éphémères moments,

Sur notre chemin immense et morne
Où nous marchons, souvent en chantonnant,
Aussi immobiles que des bornes
Avec le nombre de nos jours tonnants ;

Elles nous rappellent que nos aurores
Sont aussi éphémères que nos nuits,
Que même si le jour se lève encore,
Même si la lune toujours reluit,

Par les aiguilles de la grande horloge
Nous sommes poussés, vains vaisseaux errants
Qui cherchent sans répit l’heureux rivage,
Jusqu’en bas de l’effroyable cadran,

Et nous y demeurons, prisonniers sombres
Qui ne peuvent ni bouger ni sortir,
Pendus au mur d’un salon empli d’ombre
Et rêvant éternellement de partir.


Par : Mohamed Yosri Ben Hemdène