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paralysie de la fatalité
Malgré nos espoirs et nos analyses,
Tous les deux infinis, tous les deux
vains,
Le Destin railleur nous paralyse
Comme un fer à nos pieds et à nos mains.
Les heures sont des têtes de Méduse
Qui regardent notre vie fixement
Et de nos joies et nos tourments s’amusent
En comptant nos éphémères moments,
Sur notre chemin immense et morne
Où nous marchons, souvent en
chantonnant,
Aussi immobiles que des bornes
Avec le nombre de nos jours tonnants ;
Elles nous rappellent que nos aurores
Sont aussi éphémères que nos nuits,
Que même si le jour se lève encore,
Même si la lune toujours reluit,
Par les aiguilles de la grande horloge
Nous sommes poussés, vains vaisseaux
errants
Qui cherchent sans répit l’heureux
rivage,
Jusqu’en bas de l’effroyable cadran,
Et nous y demeurons, prisonniers sombres
Qui ne peuvent ni bouger ni sortir,
Pendus au mur d’un salon empli d’ombre
Et rêvant éternellement de partir.
Par : Mohamed Yosri Ben Hemdène
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La Muse a commencé à soupirer le 08/04/2012. Poèmes publiés sur le Blog : 2209.
samedi 25 janvier 2020
Paralysie de la fatalité
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