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samedi 6 décembre 2025

Stances

 stances

Dans la nuit lourde qui s’appesantit,
Ta chevelure luit comme une étoile,
Ta chevelure guide ma voile
Et mon cœur loin du rivage parti

Mon cœur que les malheurs et les plaisirs
Ont abîmé, comme un fruit qui tombe
De l’arbre épais qui lui sert de tombe,
Dont tu es désormais le seul désir !

J’ai désiré des ports toujours trompeurs
Et des mers qui ont été inclémentes,
J’ai connu l’illusion qui tourmente
Et j’ai connu le rêve qui fait peur,

J’ai vu la peur croître dans mon esprit,
La peur de l’inconnu qui brûle l’âme
Et grandit comme une invincible flamme
Au milieu de tout ce que l’on chérit !

Je te chéris comme les grands hasards,
Comme la route sombre et la tempête,
Erreur je veux seulement poser ma tête,
Ma tête endolorie, sur ton regard !


Par : Mohamed Yosri Ben Hemdène

lundi 6 juillet 2020

Re-Stances

RE-stances

D’après le poème  « Stances » de Jean-Baptiste Rousseau (1671-1741) duquel je ne garde ici que la première strophe

Que l’homme est bien, durant sa vie,
Un parfait miroir de douleurs,
Dès qu’il respire, il pleure, il crie
 Et semble prévoir ses malheurs.

Quelle pauvre créature !
Larmes aux yeux et sueur au front,
Il erre dans la nature
Comme ses fils erreront.

Les montagnes, les cieux, la terre,
N’ont pas voulu de son fardeau,
Il le porte seul sur son dos,
Accablé par ses chimères.

Dès qu’il ferme la porte lourde
De sa demeure au soir charmant,
Toute l’humanité est sourde
À ses invincibles tourments ;

Plus d’amis. La solitude,
C’est l’heure de la vérité,
Du sage c’est l’habitude
Qui voit avec sévérité

Le monde où les mortels vivent,
Tandis que l’autre attend le jour
Pour que ses faux amis arrivent
Et lui apportent un peu d’amour.


Par : Mohamed Yosri Ben Hemdène