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CONTE: SANTA CATALINA (PARTIE III)
Conte: Santa Catalina (Partie I) Conte: Santa Catalina (Partie II)
III. De quelle manière Catherine fut sauvée de la mort, ce qu’elle devint, et ce qu’il advint de sa marâtre
La marâtre emmena, à bord d’un fleuve ardent,
La pauvre Catherine et la jeta dedans,
Et elle retourna en pleurant chez elle
Et en se lamentant que malgré son zèle
Elle ne put sauver l’enfant de son noir sort.
Mais le Seigneur sauva Catherine de la mort
Et il fit la entrer dans un couvent paisible
Où loin de sa marâtre elle apprenait la Bible.
« Soignez bien cet enfant, dit-il aux bonnes sœurs,
Elle a beaucoup souffert, pansez son triste cœur. »
Le père de Catherine demanda à sa femme,
Le soir : « Où est ma fille ? » et la marâtre infâme
Lui répondit qu’elle ne savait pas. « Par Dieu !
S’écria-t-il, trouve-la maintenant, monstre odieux,
Ou je vais te tuer ! » « Où veux-tu que je cherche ? »
« Trouve-la-moi ou meurs ! ». Feignant une longue marche,
La marâtre revint et dit à son époux :
« Je ne la trouve point, hélas, hélas ! sois doux ! »
« Doux ? Tu as égaré ma fille, mégère,
Et ta mort est une punition trop légère ! »
Et la rossa si bien qu’elle en trouva la mort.
Le malheureux père, le cœur plein de remords,
Alla chercher partout sa fillette chérie.
Il ne la trouva point, entra en hystérie
Puis se mit à pleurer, sur une pierre assis.
Le Seigneur vint le voir. « Pourquoi pleurer ainsi ? »
Lui demanda-t-il. « J’ai perdu ma fille aimée. »
« Elle n’est point morte. Par sa mère affamée
Et punie, cette femme a voulu la tuer. »
« Ah la vile femme ! Mentir, s’évertuer
A cacher son forfait ! Mais elle est bien morte !
Dites-moi où ma fille est, à quelle porte
Faut-il que je frappe ? J’irai, même en enfer,
La chercher, ma pauvre fille qui a souffert ! »
« Prends cette pelote de fil d’or et attache
Un de ses bouts à un arbre. Marche et tâche
De ne point reculer. Quand la pelote d’or
Sera vide, tu vas trouver sa porte, alors
Frappe et tu reverras ta chère petite. »
Le père de Catherine la prit et partit vite,
Il suivit le fil d’or et voyagea longtemps,
Trouva une porte et y frappa, content :
« Pan ! pan ! pan ! » « Qui est là ? » « Je suis le pauvre père
De Catherine, qui la cherche et qui espère. »
On ouvrit la porte, et le père éploré
Vit chanter doucement son enfant adoré
Avec d’autres filles, dans une chapelle.
La voilà qui entend son père qui l’appelle,
Se jette dans ses bras et l’embrasse en pleurant.
Il l’embrassa à son tour, et en soupirant
Lui demanda : « Pourquoi es-tu partie, ma chère ? »
De celle qu’elle appelait encore sa mère
Catherine lui conta tous les mauvais traitements
Et comment elle la jeta méchantement
Dans le fleuve, mais grâce à Dieu resta vivante.
« J’ai tué ce démon odieux qui t’épouvante,
Lui dit son père, viens avec moi, tu ne cours
Aucun danger, mon cœur est pour toi plein d’amour. »
Catherine supplia cependant son père
De la laisser vivre au couvent dans la prière.
Il consentit enfin. Connue pour sa piété,
Catherine vécut bien longtemps en pauvreté,
Et quand elle mourut on vit une étoile
Reluire dans le ciel ténébreux pour les voiles.
[FIN DU CONTE: SANTA CATALINA]
Par: Mohamed Yosri Ben Hemdène
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La Muse a commencé à soupirer le 08/04/2012. Poèmes publiés sur le Blog : 2209.
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lundi 22 août 2016
Conte: Santa Catalina (Partie III)
mercredi 17 août 2016
Conte: Santa Catalina (Partie II)
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CONTE: SANTA CATALINA (PARTIE II)
Conte: Santa Catalina (Partie I)
II. Comment la Vierge aida Catherine deux fois
La marâtre dit à Catherine, un autre jour :
« Au lieu de ne rien faire ainsi, va faire un tour
A la fontaine où tu laveras cette chemise.
Mais souviens-toi qu’avant qu’elle ne soit mise
Tu dois la repasser avec tes propres mains. »
Elle ajouta, cette femme au cœur inhumain :
« Si pour le faire tu es trop paresseuse
Et que tu ne défies point toutes les repasseuses,
Tu seras liée et battue ce même soir. »
Catherine alla près de la fontaine s’asseoir,
Lava la chemise, mais malgré son zèle
Ne put la repasser, et la pauvre oiselle
Pleurait, quand la Vierge lui apparut et dit :
« Qu’as-tu, ma bonne enfant ? Pourquoi ces pleurs maudits ? »
« Je ne puis repasser, après l’avoir lavée
Cette chemise, et pour que je sois sauvée
Il faut que je le fasse avec mes mains, maintenant. »
« Donne-la-moi. » et la Vierge, en la tenant,
La rendit plus blanche que la neige hivernale.
Notre marâtre, en la voyant, devint fort pâle
Et elle entra bientôt dans une âpre fureur.
Sans plaindre son enfance et sa sombre maigreur,
Car elle l’affamait et la rendait débile,
Elle lui dit une troisième fois : « File
Aujourd’hui ces morceaux de bois sans paresser,
Ou quand tu rentreras je viendrai te rosser
Et tu ne mangeras rien la journée entière. »
Catherine dit à sa marâtre altière :
« Mais comment voulez-vous que je file du bois ? »
« Je ne sais pas du tout comment, mais tu le dois. »
Et elle l’enferma dans une chambre sombre,
La laissant sangloter tristement dans l’ombre.
Mais la Vierge vint et lui dit : « Pourquoi pleurer,
Ma pauvre et douce enfant au sourire adoré ? »
« Il faut que je file, ma radieuse dame,
Ces grands morceaux de bois. Ma mère m’affame
Et elle m’ordonne ce soir de le finir
Et a juré, sinon, qu’elle va me punir. »
« Ne pleure pas, donne-le-moi. » et la Vierge
Fila de beaux fils d’or. Armée de sa verge,
La laide marâtre vint, le soir, pour châtier
L’enfant qu’elle croyait perdue, et sans pitié
Lui demanda : « alors, as-tu fait ta tâche ? »
« Oui, regardez ces fils d’or. Que rien ne vous fâche. »
Et ce démon pensa : « En bas ou bien en haut,
Quelqu’un aide cette malpropre, alors il faut,
Pour m’en débarrasser une fois pour toutes,
Que je la tue bientôt. Oui, il le faut sans doute. »
[A SUIVRE]
Par: Mohamed Yosri Ben Hemdène
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mercredi 10 août 2016
Conte: Santa Catalina (Partie I)
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CONTE: santa catalina (partie i)
I. Les affres de Catherine, et comment elle fut aidée par saint Joseph
Un homme marié avec une belle femme
En eut une fille dont le visage et l’âme
Etaient tous les deux beaux, et qui portait les traits
De sa mère et était son fidèle portrait.
Or, peu de temps après – toute vie est chimère –
Notre homme devint veuf et l’enfant sans mère,
Jeune beauté soudain couverte du linceul.
Il décida alors, ne pouvant vivre seul,
De se remarier, et sa nouvelle épouse
Qui de la fillette était bien jalouse,
Car elle était charmante et qu’il aimait beaucoup,
N’enfanta pas, et il la rossa à grands coups,
Etant un rustre, en la qualifiant de mule.
Ne pouvant lui rendre ses coups, sans scrupules,
Sur la petite elle déversait tout son fiel.
L’enfant, elle, semblait bénie par le ciel,
Souriait et devenait de plus en plus belle,
Et bien qu’elle ne lui fût jamais rebelle,
De toutes les corvées la marâtre accablait
La pauvre fillette qui tout le jour tremblait.
Elle envoya un jour la pauvre Catherine
– C’est son nom – à l’heure le ciel s’illumine,
A la fontaine et lui dit, malgré son fardeau :
« Va et rapporte-moi ce crible rempli d’eau
Ou tu seras privée, ce soir, de nourriture. »
A la fontaine, la pauvre créature
Ne put remplir le crible et se prit à pleurer.
Saint Joseph entendit cet ange soupirer,
Il parut et lui dit : « Qu’as-tu, ma petite ? »
« Il me faut remplir ce crible d’eau très vite
Ou je serai punie. » « Donne-le-moi ». Le saint
Le remplit à sa place et porta sur son sein
Le fardeau jusqu’à la maison de la marâtre
Qui était furieuse de ne pouvoir la battre.
[A SUIVRE]
Par: Mohamed Yosri Ben Hemdène
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