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La conversion d'abou-kouhafa Le Prophète est plus proche des croyants qu’ils ne le sont d’eux-mêmes. (Coran, 33, 6) Le jour où le Prophète est entré victorieux Avec ses compagnons à Mecque, grâce à Dieu, Voici qu’Abubaker court chercher son père Resté infidèle. Le Véridique espère Qu’il va avant sa mort embrasser la vraie foi, Et il le fait venir. Le Prophète alors voit Abou-Kouhafa, un vieillard avec peine Marchant, appuyé sur son fils et sa canne, Et portant sa barbe comme un nuage blanc. Le Prophète a pitié de ce vieillard tremblant Et aveugle, et à son compagnon le plus proche Il dit en lui faisant doucement un reproche : « Tu aurais dû laisser ton père sous son toit. » « J’ai voulu, messager de Dieu, qu’il vienne à toi Répond Abubaker. Te fatiguer m’offense, Et je souhaite que Dieu l’en récompense. » Le Prophète pose sa main avec égard Sur la poitrine de ce faible vieillard Et lui dit : « Crois et va en paix ». Il prononce Les deux attestations de foi comme réponse. Abubaker, s’étant tout à coup rappelé L’oncle du Prophète, à le convertir zélé, Jusqu’à son lit de mort resté infidèle, Et la tristesse du Prophète après elle En sachant que le sort qui l’attend est l’enfer, Se met à pleurer. « Qu’as-tu donc, Abubaker ? » Demande le Prophète. Il répond, sincère : |
La Muse a commencé à soupirer le 08/04/2012. Poèmes publiés sur le Blog : 2209.
dimanche 13 décembre 2020
La conversion d'Abou-Kouhafa
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