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mercredi 4 août 2021

La conversion d’Ikrimah ibn Abi Jahl

LA conversion d'ikrimah ibn abi jahl

Lorsque le vaisseau les porte sur la mer, ils invoquent le Seigneur, et lui montrent une foi sincère. À peine les avons-nous ramenés au port, qu’ils adorent de fausses divinités. (Coran, 29, 65)

Ikrimah ibn Abi Jahl, quand le Prophète
Prit la Mecque, tremblant après la défaite,
Prit la mer, et à bord d’un vaisseau imposant
Qu’il pensait pour fuir le danger suffisant,
Conduit par la peur et les ondes réunies,
Souhaitait trouver le port de l’Abyssinie.
Pas un nuage au ciel et le vent était doux,
Soudain la mer s’emplit d’un étrange courroux,
Et le vaisseau, de sa fureur la victime,
Des flots, ces montagnes, gravit bientôt les cimes.
L’océan n’était plus qu’un grondement furieux.
On dit alors : « Il faut maintenant prier Dieu
Et ne prier que lui, car seul le Seigneur sauve
De cette mer sans fin, tourmentée et fauve. »
Ikrimah s’écria, le cœur sombre et amer :
« Si Dieu est le seul qui peut nous sauver en mer,
Il est aussi le seul à nous sauver sur terre !
Dieu, si je reste en vie après cette prière,
Je fais devant toi le serment que j’irai voir
Mahomet, pour remplir mon plus sacré devoir,
Que je le trouverai bon, et quoi qu’il advienne,
Je mettrai ma main, ce jour-là, dans la sienne. »
Ikrimah fut sauvé. Fidèle à son serment,
Il vit le Prophète et il devint musulman.


Par : Mohamed Yosri Ben Hemdène

jeudi 15 juillet 2021

La conversion d’Abou Dharr

La conversion d'abou dharr

Ceux qui suivent l’envoyé, le prophète illettré qu’ils trouveront signale dans leurs livres, dans le Pentateuque et dans l’Évangile : Le prophète, qui leur commande le bien et leur interdit le mal ; qui leur permet l’usage des aliments excellents et leur défend les aliments impurs ; qui allège leurs fardeaux et ôte les chaînes qui les accablaient. Ceux qui croiront en lui, ceux qui le fortifient, ceux qui l’assistent et suivent la lumière descendue avec lui, ces hommes-là seront bienheureux. (Coran, 7, 157)

Abou Dharr dit : « J’étais un homme de Ghifar,
Et nous entendîmes de loin, dans le brouillard,
Le nom d’un homme qui disait être un prophète
Et qui vivait à Mecque. Il n’était ni poète,
Ni moine, et je voulais savoir la vérité.
Je dis à mon frère, après avoir médité,
Et pensant que cela allait me suffire :
« Va voir cet homme et lui parler, ou me dire
La vérité à son sujet. » Quand il revient,
« C’est un homme qui dit de faire le bien
Et de ne point faire le mal », me dit mon frère.
Je lui réponds : « Tu ne m’éclaires guère ! »
Je prends des provisions et un bâton ; je vais
À Mecque. Où est donc le Prophète ? Je ne sais,
Car je ne l’ai jamais rencontré, et je n’ose
Demander où il est. Je ne fais qu’une chose :
Rester à la mosquée, et sans provisions,
Je bois l’eau de Zamzam. J’espère une vision,
Quelque chose, quelqu’un me montrant le Prophète.
Ali passe et me voit, alors il s’arrête
Et il me dit : « Tu sembles être un étranger. »
Je réponds que oui, et par peur du danger,
Je ne dis rien d’autre. Voici qu’il me propose
Son hospitalité. Je l’accompagne et n’ose
Rien lui dire, et il ne me dit rien non plus.
Le lendemain, toujours en quête de salut
À la mosquée, je ne suis aidé de personne.
Ali revient et de me revoir s’étonne :
« N’est-il pas temps, me dit-il, de me révéler
Ce que tu viens chercher et où tu veux aller ? »
J’ai peur et je réponds que non. Ali m’invite
Une deuxième fois chez lui. « Tu médites
Quoi ici ? » demande-t-il, calme et insistant.
Je lui réponds enfin : « Promets-moi que, constant,
Tu ne dévoileras pas ce que je confesse. »
Ali accepte et il m’en fait la promesse.
Je lui raconte alors mon dangereux secret.
« Viens, me dit-il, à voir le Prophète soit prêt.
Suis-moi, entre où j’entre ; si je vois un impie,
Je ferai semblant, pour que nous restions en vie,
De faire ma sandale, adossé à un mur,
Et tu continueras à marcher ; c’est plus sûr. »
Je fais ce qu’il me dit. J’arrive à la demeure
Du Prophète, et je lui demande sur l’heure :
« Propose-moi l’islam ». Me voici musulman.
Le Prophète me dit : « Évite les tourments,
Cache ta foi et n’en dis rien à personne.
Rentre chez toi, je te conseille et non l’ordonne,
Et quand la foi sera victorieuse reviens. »
Je m’écrie cependant, sans songer à rien :
« Par Celui qui avec la vérité t’envoie !
Je crierai ma foi, pour qu’on m’entende et me voie. »
Je vais à la mosquée où sont les ennemis
Et je crie : « Ô Koraïch ! au Seigneur soumis,
J’atteste qu’Allah est le seul Dieu véritable
Et que Mahomet est son prophète. » On m’accable
De coups, et on s’écrie : « Frappez ce renégat ! »
J’allais être tué. Au milieu des dégâts
Qu’on m’inflige, un homme cependant arrive :
C’est Al-Abbas ibn Abd al-Mouttalib. Vive
Est sa voix, il s’écrie : « Malheureux ! Vous voulez
Tuer un homme de Ghifar, que vous foulez
Toutes les fois que vous vendez vos marchandises ! »
Ils me laissent vivre, mais moi je les méprise,
Et je reviens crier aussi le lendemain,
Sauvé de la même façon, dans leur chemin.


Par : Mohamed Yosri Ben Hemdène

dimanche 2 mai 2021

La conversion d’Omar ibn Al-Khattab

LA CONVERSION D'omar ibn al-khattab

S’ils te trahissent, Dieu te suffira : C’est lui qui t’a aidé par son assistance et par celle des fidèles. (Coran, 8, 62)

Omar ibn Al-Khattab, en embrassant la foi,
De tous les impies veut braver la sombre loi.
Il va donc demander de quel nom se nomme
L’homme le plus bavard de Koraïch. « Ton homme,
Omar, c’est Jamil ibn Maamar Al-Joumahi. »
Lui répond-on. Il va à Jamil ébahi
Dire : « Compère, je crois (je te le confesse)
En la religion que Mahomet professe. »
Et Omar, avec son jeune fils, le suit.
Jamil arrive à la Kaaba. De tous bien ouï,
Il crie : « Sachez que le fils d’Al-Khattab, frères,
Est un apostat ! » Et Omar s’écrie : « Chimères !
J’ai embrassé la vraie foi et je m’y soumets :
Allah est le seul vrai Dieu, et Mahomet
Est son messager. » Là-dessus, comme des brutes,
Les impies bondissent sur lui, et ils luttent
Jusqu’à ce que vienne le coucher du soleil.
Omar, très las, s’assied, et à un lion pareil,
Crie : « Faites de moi ce que bon vous semble !
Vous êtes plus nombreux : croyez-vous que j’en tremble ?
Si nous n’étions que trois cents, vous ou nous mourrons ! »
Un vieil homme arrive, bien vêtu, au doux front.
C’est Al-As bin Wael Al Sahmy. Il demande
Ce qu’il y a. « Omar vient insulter nos offrandes
Et nos dieux, répond-on, car c’est un apostat ! »
« Çà ! dit-il, pourquoi vous mettre dans cet état ?
Qu’il choisisse la religion qui lui convienne !
Omar est des Banu Ouday, tribu ancienne
Qui ne vous livrera jamais l’un des siens.
Laissez-le s’en aller, et ne lui faites rien. »
Ces paroles domptent les ardeurs meurtrières ;
Omar s’en va, couvert de gloire et de poussière.


Par : Mohamed Yosri Ben Hemdène

vendredi 30 avril 2021

La conversion de Safwan ibn Oumayya

La conversion de safwan ibn oumayya

Le bien et le mal ne sauraient marcher de pair. Rends le bien pour le mal, et tu verras ton ennemi se changer en protecteur et en ami. (Coran, 41, 34)

Le jour où le Prophète avec ses compagnons
Entra vainqueur à la Mecque emplie de rayons,
Comme il fallait dompter les tribus rebelles,
Avec douze mille preux marcha sur elles.
Safwan ibn Oumayya fuit la Mecque et y fut.
Son père avait été tué à Badr, il put
Rejoindre les impies et avec eux combattre.
Au lieu de traiter son ennemi en maître,
Le Prophète, bien qu’il ne courût nul danger,
Voulut qu’il oubliât l’idée de se venger.
Safwan conta, jadis ennemi redoutable,
Comment il embrassa la foi véritable :
« Par Dieu ! s’écria-t-il, au lieu de me châtier,
Le Prophète eut raison de mon inimitié.
Il m’offre cent chameaux, à moi qui le déteste,
(La colère est une conseillère funeste)
Il m’offre cent autres, mais je le hais toujours,
Puis cent encore ! Ma haine devient amour. »


Par : Mohamed Yosri Ben Hemdène

mardi 27 avril 2021

La conversion de la mère d’Abou Hourayrah

LA CONVERSION De la mère d'abou hourayrah

C’est ainsi que nous t’avons révélé le Coran, à toi qui ne savais pas ce que c’était que le Livre ou la foi. Nous en avons fait une lumière à l’aide de laquelle nous dirigeons ceux d’entre nos serviteurs qu’il nous plaît. Tu sauras les diriger vers le sentier droit. (Coran, 42, 52)

Abou Hourayrah, fort triste et l’âme amère,
Voulait, jusqu’alors en vain, convertir sa mère.
Un jour, il alla voir le Prophète en pleurant
Et lui dit : « Ô Prophète ! À ma mère adorant
De faux dieux, j’ai souvent, le cœur plein d’inquiétude,
Parlé de toi, malgré ses réponses rudes.
Or aujourd’hui, ma mère a dit du mal de toi.
Prie le Seigneur pour qu’elle trouve la foi. »
« Que Dieu, répondit le Prophète, lui donne
La foi. » Avec un grand sourire qui rayonne,
Abou Hourayrah s’en va chez lui, fort content,
Certain que l’heure qu’il a attendue longtemps
Va venir. Il voit que la porte est fermée ;
Sa mère l’entend et lui crie, alarmée,
De rester là où il est. Il y a un bruit d’eau,
Elle sort voilée et dit à son fils, tout haut :
« Allah est le seul vrai dieu, il n’y a point d’autres,
Et Mahomet est son prophète et apôtre. »

Pleurant, mais cette fois de joie, il revient
Chez le Prophète et lui dit : « Ô je savais bien
Que Dieu exaucerait son Prophète ! Ma mère
Croit en Dieu et en toi. C’est tout ce que j’espère ! »
Le Prophète loue Dieu, et Abou Hourayrah
Lui demande une autre prière : il sera,
Avec sa mère, aimé des hommes qui croient,
Qui ne les ont pas vus, et de ceux qui les voient.


Par : Mohamed Yosri Ben Hemdène

dimanche 25 avril 2021

La conversion d’Amr ibn Abassa

la conversion d'amr ibn abassa

Dis-leur : O hommes ! Je suis l’apôtre de Dieu envoyé vers vous tous ; de ce Dieu à qui les cieux et la terre appartiennent ; il n’y a point d’autre dieu que lui ; il donne la vie et fait mourir. Croyez en Dieu et à son envoyé, le prophète illettré, qui croit, lui aussi, en Dieu et en sa parole. Suivez-le, et vous serez dans le droit chemin. (Coran, 7, 158)

Avant l’avènement de l’ultime Prophète,
Amr ibn Abassa, maussade et l’âme inquiète,
Pour les idolâtres n’avait que du mépris.
Dès qu’il ouït qu’il y avait un messager, il prit
Son chameau et alla le voir. Les Quraychites
Opprimaient les croyants ainsi que leurs rites.
Sans qu’on le remarquât, Amr chercha et trouva
Le Prophète, car il voulait qu’il lui prouvât
Sa mission. Il va à lui et lui demande :
« Qu’es-tu ? » « Un prophète » « Que veut ce mot dire ? »
Demande Amr. « Dieu m’envoie » « Qu’est-ce qu’il t’inspire ? »
« De respecter les liens du sang, et de briser
Toutes ces idoles sans nom, qu’on a osé
Adorer avec lui. » « Qui avec toi brave
Quraych ? » « Un homme libre ainsi qu’un esclave. »
(C’étaient Abubaker et Bilal). « J’ai la foi,
Dit alors Amr. Dieu t’envoie, je crois en toi. »
« Va donc, commanda le Prophète, et éclaire
Les tiens. Tu reviendras le jour où il va plaire
À notre Seigneur de rendre mon nom connu. »

Le Prophète était à la Médine venu ;
Amr demandait de ses nouvelles, inlassable.
Des hommes de Yathreb vinrent. « Il est redoutable,
Lui dirent-ils. Ceux qui le suivent sont nombreux,
Son peuple n’a pu le tuer malgré ses preux. »
Suivant toujours la lumière divine,
Amr se hâta alors d’aller à la Médine.
Quand il le visita comme il fut convenu,
Le Prophète le vit, et il le reconnut.


Par : Mohamed Yosri Ben Hemdène