lundi 14 décembre 2020

Résistance

résistance

Prêche d’abord ceux qui te sont les plus proches. (Coran, 26, 214)

Les impies de Koreïch, tremblant de la défaite,
Allèrent, courroucés, à l’oncle du Prophète.
Ils avaient d’abord ri des premiers rayons
De cette, croyaient-ils, nouvelle religion,
Ils avaient qualifié le Prophète de traître,
De poète, de fou, de sorcier et de prêtre,
Ils avaient répandu, souillures de leur peur,
Sur sa personne les plus infâmes rumeurs,
Ils avaient essayé la douceur, la violence,
Promirent au Prophète de grandes récompenses
S’il consentait seulement à renier sa foi,
Mais il ne voulait pas être riche ni roi.
Maintenant ils ont peur. Quand l’arbre est haut, l’écorce,
Qui en est le début, en montre la force.

À Abou-Talib ils viennent dire : « On veut
Que tu ailles parler pour nous à ton neveu.
On sait que Mahomet t’aime et qu’il t’écoute.
Il faut qu’il arrête de semer le doute
Sur nos divinités qu’il s’occupe à railler,
De nous qualifier de menteurs, et travailler
Jour et nuit, avec son Coran sévère,
À détruire la religion de nos pères !
Il vient dans nos temples et à nos réunions
Tonner contre nos dieux. Partout où nous allions,
Nous entendons parler de lui ! Qu’il arrête ! »
Abou-Talib va voir son neveu et lui répète
Tout ce qu’on lui a dit. Alors le Prophète
Se met à contempler le ciel, et inspiré
Répond : « Oncle, jamais je n’y consentirai.
Je ne puis, comme vos hommes et vos femmes
Ne peuvent m’apporter du soleil une flamme. »
Abou-Talib revient voir les impies et dit :
« Tout est vain, car jamais mon neveu ne mentit. »


Par : Mohamed Yosri Ben Hemdène

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