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Le miroir gênant
L’autre est un
miroir où comme un mirage
Nous voyons
briller notre propre image
Dans la vie, ce désert
vaste et brûlant
Où l’homme
cherche l’homme en l’appelant,
L’homme, ce
spectre vain et immense !
On y voit ce qu’on
fait et ce qu’on pense,
Ce que l’on sait
déjà : qu’on va mourir,
Que tout est
fait ici-bas pour souffrir,
Pour être faible
et pour être malade,
On y voit ses
propres estafilades,
Les plaies du cœur,
qui ne guérissent pas,
La vieillesse
qui vient et qui rend las
En obligeant à
demeurer sage,
Les rides sur
les jeunes visages,
Les cheveux qui
tombent et sont déjà gris
Et que le corps
est pareil à l’esprit
Comme l’esprit
est pareil à l’âme !
Ce miroir brille
de mille flammes,
Pareil à un
radieux soleil d’été,
Il nous dit ce
que nous avons été,
Ce que nous
serons et ce que nous sommes,
C’est-à-dire des
femmes et des hommes
Que terrassera l’invincible
Sort
Et qui, sans le
savoir, sont déjà morts.
Par : Mohamed Yosri Ben Hemdène
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La Muse a commencé à soupirer le 08/04/2012. Poèmes publiés sur le Blog : 2209.
mardi 24 mars 2020
Le miroir gênant
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