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la sirène en colère
Sirène
courroucée qui sort des ondes
Et veut que tout
périsse dans la mer,
Le Coronavirus
échevelé gronde
Et rit des
matelots accablés de fers ;
Pareils à des
étoiles, dans l’ombre,
Ses yeux brillent,
comme toutes ses dents,
Et il erre dans
le monde sombre
Des Furies
portant les flambeaux ardents.
Dans les maisons
il chante avec patience :
« Que tout
périsse, sinistres humains !
La civilisation
et la science !
Hier, c’est
aujourd’hui et demain !
Aucun Ulysse
ici-bas ne me dompte,
Je casse le
verre de vos esprits,
Vos morts et vos
mourants, je les compte,
Et je compte vos
larmes et vos cris !
Périssez, c’est
votre raison de vivre !
Plongez dans l’immense
gouffre béant !
De vos exquises
douleurs je m’enivre
Et je vais vous
envoyer au néant ! »
Il chante sa
chanson infernale
Et disparaît
dans les profondes eaux,
Puis répète sa
rime finale,
Pareil à un
ténébreux oiseau.
Par : Mohamed Yosri Ben Hemdène
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La Muse a commencé à soupirer le 08/04/2012. Poèmes publiés sur le Blog : 2209.
lundi 23 mars 2020
La Sirène en colère
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