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Le deuil du corbeau
Maudit dans les
cieux et sur la terre,
Le sombre
corbeau éternellement erre
Dans l’espace sans
fin et sans amour,
Comme un peu de
nuit erre dans le jour.
Pareil au vent
et pareil à l’onde,
Il entre par la
fenêtre du monde
Et il devient
tempête et grondement,
Et la Création
gémit sourdement
En voyant cette
bête à ses rivages.
Le corbeau est
un poète et un sage,
Pourtant, et il
porte le deuil pesant
De tout ce qui,
jadis, fut reluisant,
De ce qui a vécu
et vit encore.
Plus immaculé
que les aurores,
Il était tout
blanc, allait sans souffrir,
Avant que l’homme
n’apprît à mourir,
L’or était moins
radieux que son plumage,
Comme le
printemps porte ses ramages,
Il le portait
plus fièrement que les rois
Les couronnes,
les lauriers et l’effroi.
La Mort, qui est
le port et qui est l’ancre,
A fait de lui
une tache d’encre,
Et bien qu’on l’entendît
jadis chanter,
Il gémit aujourd’hui
épouvanté.
Par : Mohamed Yosri Ben Hemdène
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La Muse a commencé à soupirer le 08/04/2012. Poèmes publiés sur le Blog : 2209.
mardi 5 novembre 2019
Le deuil du corbeau
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