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la voix du poète
Le poète,
autrefois, parlait à la Nature
Et il
apostrophait toute la création
Et savait les
langues de ses créatures
Qui peuplent le
monde comme des nations.
La terre et l’océan
étaient ses dictionnaires,
La forêt son
livre, le ruisseau son roman,
Des quatre
saisons il connaissait la grammaire
Et l’orthographe
de l’immense firmament,
Sur les arbres
il mettait son oreille attentive
Et écoutait les
soupirs des vents et des fleurs
Et le grondement
de l’orage qui arrive
Dans la maison
des cieux, sinistre visiteur.
Aujourd’hui, le
poète est rongé par le doute
Et dans le
brouillard, ne voit plus la vérité,
Et le pouce
levé, au bord de l’autoroute,
Attend l’improbable
et lointaine charité
D’une voiture
aussi rapide qu’une âme.
Sa voix, dans l’abîme
et dans la pollution,
Se perd, et la
tempête éteint toute la flamme
De ce flambeau
vivant des obscures nations ;
Nul n’entend,
aujourd’hui, la voix du poète
Et lui même crie
en vain dans l’immensité
Sans entendre l’écho
de son âme inquiète
S’agitant dans
son corps sans force et sans santé.
Par : Mohamed Yosri Ben Hemdène
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La Muse a commencé à soupirer le 08/04/2012. Poèmes publiés sur le Blog : 2209.
vendredi 1 novembre 2019
La voix du poète
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