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solitude contemporaine
L’homme, aujourd’hui, n’est plus seul
avec la nature,
Mais avec les autres, penché sur son
écran
Qui avec lui forme une seule créature
Comme le Minotaure et le centaure errant.
Les événements, les choses et les êtres
Passent indifféremment sous ce nouveau
soleil
Pareils à des oiseaux et pareils à des
spectres
Qui hantent le grand ciel ténébreux ou
vermeil,
Les naissances, les morts et les
anniversaires
Reluisent brusquement ainsi que des
flambeaux,
Et le même soir, on laisse un
commentaire
Au-dessous d’un berceau ou alors d’un
tombeau.
La tristesse et la joie sont par la même
onde
Emportées, et la vie se noie dans cette
mer
Grande comme le ciel, comme la nuit
profonde,
Et qui efface tout avec son bruit amer ;
L’homme attend l’homme sur un lointain
rivage
Empli d’épaves, de haillons, de
souvenirs,
Et où poussent quelques vieux arbres
sauvages
Qui ressemblent vaguement à de sombres
menhirs,
Et le phare criant de nos vains
portables
Nous rappelle qu’un être est né ou qu’il
est mort,
La vie et le néant, confus et
redoutables,
Sortent de ce gouffre qui contient notre
sort.
Par : Mohamed Yosri Ben Hemdène
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La Muse a commencé à soupirer le 08/04/2012. Poèmes publiés sur le Blog : 2209.
jeudi 7 novembre 2019
Solitude contemporaine
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