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la bulle de l'anxiété
Souvent, quand
nous sommes seuls, l’angoisse
Qui marche dans
notre esprit d’un pas lourd,
Comprime, comme
un papier qu’on froisse,
Nos cœurs usés
jusqu’au lever du jour.
Chaque nuit, la
peur fait grincer la porte
Et nous empêche
de voir sous le lit,
On entend
soupirer les choses mortes,
Et notre enfance
revient et pâlit ;
On n’ose ouvrir
la profonde armoire
Où même quand il
fait jour, il fait nuit,
Et qui cache
dans ses ondes noires
Le spectre qui
nous cherche et que l’on fuit,
On sent frémir
le grand cafard sombre
Et ailé comme un
oiseau de l’enfer,
Et le rat
immense couiner dans l’ombre
Qui voudrait
manger toute notre chair !
La porte
est-elle fermée ? Peut-être.
Suis-je vraiment
seul ? Je ne le suis pas.
Quelque chose
est entré par la fenêtre
Et commence à
faire des bruits de pas.
Le trouble
grandit dans la solitude
Et on voit tous
les monstres avec clarté,
Venus tourmenter
comme d’habitude
Notre esprit
privé de sa liberté.
Par : Mohamed Yosri Ben Hemdène
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La Muse a commencé à soupirer le 08/04/2012. Poèmes publiés sur le Blog : 2209.
lundi 23 septembre 2019
La bulle de l'anxiété
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