dimanche 22 septembre 2019

Beautés observatrices

beautés observatrices

Il me semble parfois que le grand ciel
A deux yeux : le soleil et la lune,
Et voit nos heurs et nos infortunes,
De notre esprit miroir éternel ;

Aussi pensif que nous et silencieux,
Le paysage toujours nous observe.
Sait-il ce que le destin nous réserve
Et ce qui nous a conduits à ces lieux ?

La brise est invisible mais nous voit
Et va en grandissant comme une flamme
Quand nous la respirons, jusqu’à notre âme,
Se mélangeant au son de notre voix ;

Flambeau qui dévoile notre esprit,
Le jour, partout où nous marchons, nous guette,
Pareil à une apparition muette
Qui nous trouve toujours et nous sourit ;

Encre du mystère et du recueillement,
Amie du meurtrier et du poète,
La nuit, avec ses petites bêtes,
Nous espionne, cachée prudemment.

Tout nous contemple avec curiosité
Comme des momies de linceuls vêtues,
Tandis que le temps nous raille et nous tue,
Comptant nos jours avec avidité.


Par : Mohamed Yosri Ben Hemdène 

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