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la bulle de l'anxiété
Souvent, quand
nous sommes seuls, l’angoisse
Qui marche dans
notre esprit d’un pas lourd,
Comprime, comme
un papier qu’on froisse,
Nos cœurs usés
jusqu’au lever du jour.
Chaque nuit, la
peur fait grincer la porte
Et nous empêche
de voir sous le lit,
On entend
soupirer les choses mortes,
Et notre enfance
revient et pâlit ;
On n’ose ouvrir
la profonde armoire
Où même quand il
fait jour, il fait nuit,
Et qui cache
dans ses ondes noires
Le spectre qui
nous cherche et que l’on fuit,
On sent frémir
le grand cafard sombre
Et ailé comme un
oiseau de l’enfer,
Et le rat
immense couiner dans l’ombre
Qui voudrait
manger toute notre chair !
La porte
est-elle fermée ? Peut-être.
Suis-je vraiment
seul ? Je ne le suis pas.
Quelque chose
est entré par la fenêtre
Et commence à
faire des bruits de pas.
Le trouble
grandit dans la solitude
Et on voit tous
les monstres avec clarté,
Venus tourmenter
comme d’habitude
Notre esprit
privé de sa liberté.
Par : Mohamed Yosri Ben Hemdène
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La Muse a commencé à soupirer le 08/04/2012. Poèmes publiés sur le Blog : 2209.
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lundi 23 septembre 2019
La bulle de l'anxiété
mercredi 17 octobre 2018
Angoisse
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angoisse
L’angoisse,
comme un sombre navire,
M’emporte vers
des rivages nouveaux
En errant dans
les flots de mon cerveau
Ballotté par les
vents et qui chavire.
Pareilles à un
nuage énorme,
Ses ailes noires
cachent l’horizon,
Ses serres
immenses sont ma prison
Et leur vaste
ténèbre m’enferme ;
Ô triomphante et
divine angoisse,
Spectre hurlant
et fantôme vainqueur
Qui me comprime
méchamment le cœur
Comme un vilain
papier que l’on froisse !
Guerrière qui me
casse l’âme
Et les reins
avec sa barre de fer,
Démon courroucé
qu’abhorre l’enfer
Et qui m’emplit
de nuit et de flamme !
Tu cries
éternellement dans ma tête,
Je n’entends que
ton vacarme immortel
Qui répand, sur
terre et aussi au ciel,
De lointains
gémissements de tempêtes.
Par : Mohamed Yosri Ben Hemdène
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Publié par
Mohamed Yosri Ben Hemdène
à
22:44
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