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Caché au centre-ville
Ces âmes qui
passent comme le vent
Errent dans les
enfers de la ville,
Tourmentées dès
l’aurore ou tranquilles,
De mille choses
sous le ciel rêvant,
Les visages
défilent lentement,
Inconnus comme
des rues secondaires,
Éteints comme
les vieux lampadaires
Et vite
disparaissant complètement,
Appesantis par
le travail sans fin
Ou fatigués de l’éternelle
errance,
Dans le vague sentier
de la souffrance,
Les pas s’en
vont dans les mêmes chemins.
La ville !
c’est le pays souterrain
De toute la
pauvre race humaine,
C’est une prison
emplie de chaînes
Et de terribles
instruments d’airain,
C’est là où l’on
souffre et où l’on se perd
Dans le tumulte
incessant et l’ordure,
Loin du
printemps et loin de la verdure,
Comme une voile
dans la vaste mer,
Et moi j’y passe
tel un spectre hagard
Et invisible, à travers
la foule,
En observant ce
flot que la vie roule
D’humains, de
sentiments et de regards.
Par : Mohamed Yosri Ben Hemdène
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La Muse a commencé à soupirer le 08/04/2012. Poèmes publiés sur le Blog : 2209.
lundi 26 août 2019
Caché au centre-ville
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