lundi 26 août 2019

Caché au centre-ville

Caché au centre-ville

Ces âmes qui passent comme le vent
Errent dans les enfers de la ville,
Tourmentées dès l’aurore ou tranquilles,
De mille choses sous le ciel rêvant,

Les visages défilent lentement,
Inconnus comme des rues secondaires,
Éteints comme les vieux lampadaires
Et vite disparaissant complètement,

Appesantis par le travail sans fin
Ou fatigués de l’éternelle errance,
Dans le vague sentier de la souffrance,
Les pas s’en vont dans les mêmes chemins.

La ville ! c’est le pays souterrain
De toute la pauvre race humaine,
C’est une prison emplie de chaînes
Et de terribles instruments d’airain,

C’est là où l’on souffre et où l’on se perd
Dans le tumulte incessant et l’ordure,
Loin du printemps et loin de la verdure,
Comme une voile dans la vaste mer,

Et moi j’y passe tel un spectre hagard
Et invisible, à travers la foule,
En observant ce flot que la vie roule
D’humains, de sentiments et de regards.


Par : Mohamed Yosri Ben Hemdène

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