|
LES rochers de sisyphe
Pareils à
Sisyphe, dans la grande ombre,
Nous roulerons
notre rocher sombre
Aussi pesant que
nos vastes remords,
Fait du vague
souvenir de nos morts,
De nos pleurs
pétrifiés et imbéciles,
Et de nos rêves,
ces beaux fossiles !
Nos moites rochers
nous collent à la peau,
Mettent notre
volonté en lambeaux
Et nous cassent
les os et les ongles ;
Nous sommes
comme un bouffon qui jongle
Avec tous ses
membres ensanglantés !
Amour, bonheur,
salut, espoir, santé :
Nos vaines
illusions sont si pesantes !
Sans voir le
somment qui nous épouvante
Bien qu’il nous
soit éternellement caché
Par le ciel noir
et le sombre rocher,
Le sang aux
doigts, la sueur au visage,
Désolés comme l’est
le paysage,
Nous gravissons
le vieux mont acéré
Avec notre
compagnon adoré,
Loin de nos
souvenirs et de nos familles,
Et même les
enfants poussent des billes !
Par : Mohamed Yosri Ben Hemdène
|
La Muse a commencé à soupirer le 08/04/2012. Poèmes publiés sur le Blog : 2209.
vendredi 25 janvier 2019
Les rochers de Sisyphe
Inscription à :
Publier les commentaires (Atom)

Aucun commentaire:
Enregistrer un commentaire
Mon avis sur cet article: