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LES rochers de sisyphe
Pareils à
Sisyphe, dans la grande ombre,
Nous roulerons
notre rocher sombre
Aussi pesant que
nos vastes remords,
Fait du vague
souvenir de nos morts,
De nos pleurs
pétrifiés et imbéciles,
Et de nos rêves,
ces beaux fossiles !
Nos moites rochers
nous collent à la peau,
Mettent notre
volonté en lambeaux
Et nous cassent
les os et les ongles ;
Nous sommes
comme un bouffon qui jongle
Avec tous ses
membres ensanglantés !
Amour, bonheur,
salut, espoir, santé :
Nos vaines
illusions sont si pesantes !
Sans voir le
somment qui nous épouvante
Bien qu’il nous
soit éternellement caché
Par le ciel noir
et le sombre rocher,
Le sang aux
doigts, la sueur au visage,
Désolés comme l’est
le paysage,
Nous gravissons
le vieux mont acéré
Avec notre
compagnon adoré,
Loin de nos
souvenirs et de nos familles,
Et même les
enfants poussent des billes !
Par : Mohamed Yosri Ben Hemdène
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La Muse a commencé à soupirer le 08/04/2012. Poèmes publiés sur le Blog : 2210.
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vendredi 25 janvier 2019
Les rochers de Sisyphe
samedi 26 mai 2018
L'inconscience de Sisyphe
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L'inconscience de sisyphe
Les dieux sont
morts, mais Sisyphe l’ignore,
Roulant son
rocher du soir à l’aurore,
Ecrasé, balafré
et mutilé,
Par son destin
ridicule appelé.
Couvert de sang
et de sueur dans l’ombre,
Il gravit le
mont, travailleur sombre
Dont l’employeur
est sinistre et absent,
Sans
gémir, puissant et impuissant,
Regardant
son fardeau granitique,
Ne
regardant ni le ciel antique
Traversé
de fantastiques lueurs,
Ni
le désert comme lui en sueur,
Avec
des oasis au visage,
Qui
s’étend, inexorable passage
Infini,
ne conduisant nulle part.
Sisyphe
poursuit, obstiné, hagard,
Son
œuvre devenue deux fois inutile,
Son
ennui aussi grand qu’une ville
Dont
nul Thésée ne parvient à sortir,
Et
qu’il veut dans le Tartare bâtir.
Par : Mohamed Yosri Ben Hemdène
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Publié par
Mohamed Yosri Ben Hemdène
à
15:23
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